Bonjour une vidéo de la députée C Fiat qui a refusé Linky et invite à résister.  A voir et partager https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=1893604134051128&id=100002046805229

Danger des ondes: « Une catastrophe sanitaire en train de se jouer ! »

ADRIEN DE MARNEFFE Publié le – Mis à jour le 

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SANTÉIngrid, médecin généraliste, elle-même électrohypersensible, a tiré la sonnette d’alarme devant le sénat. Elle raconte son expérience quotidienne.Ingrid (prénom d’emprunt), médecin généraliste de 41 ans, elle-même électrohypersensible, a témoigné devant le sénat dans le dossier de la demande de reconnaissance de l’électrohypersensibilité comme pathologie. « Si j’ai accepté, ce n’était pas pour parler de ma petite personne. Depuis que le diagnostic me concernant a été établi, j’ai été consulté pratiquement toutes les informations qui existent à ce sujet. Je suis effarée de ce que j’ai découvert. Il faut en informer le grand public. J’espère que ce message pourra lui être porté. Car c’est une catastrophe sanitaire qui est en train de se jouer. Dans 10 ans, les effets seront parfaitement visibles. Et je ne dramatise pas, malheureusement… »

Comment avez-vous découvert votre électrohypersensibilité ?

« On ne le découvre pas tout de suite car les facteurs sont multiples. J’ai d’abord commencé à avoir de l’arythmie cardiaque, de plus en plus forte. J’ai consulté un cardiologue qui n’a rien trouvé. Ensuite, un malaise général, des bouffées de chaleur, des maux de tête. Je n’ai pas fait le lien avec les ondes, le wi-fi. »

Comment avez-vous fait ce lien ?

« J’ai commencé à avoir des insomnies violentes. Après quatre nuits sans dormir, même une minute, j’ai été victime d’hallucinations. Une nuit d’insomnie, je suis descendue dans mon salon. Dans une sorte de réflexe de survie, j’ai débranché mon wi-fi, juste pour voir… J’ai senti immédiatement mon corps se dégonfler comme un ballon. J’ai alors fait le test de ne pas m’exposer aux ondes pendant 48 h. Je suis restée chez moi. Tout a disparu. J’ai scientifiquement fait la démarche de rallumer le wi-fi pour la nuit. Chaque fois, les symptômes revenaient. »

En dehors de la maison, vos symptômes réapparaissent ?

« Ma vie a changé. Je ne peux plus aller au restaurant, au cinéma. Je suis piégée chez moi…  »

Quels sont les risques pour la santé des ondes ?

« Tant pour les adultes que pour les enfants, il y aura un gros impact. Les enfants qui naissent aujourd’hui sont déjà en contact avec les ondes dans l’utérus. Leur cerveau absorbe toutes ces ondes. »

Et les conséquences ?

« Chez les adultes et encore plus les enfants, les téléphones et les ondes wi-fi portables augmentent les tumeurs cérébrales, les troubles de l’attention, du sommeil. Cela favorise des pathologies multiples… À long terme, il y a aussi Alzheimer. C’est alarmant. »

5G à Bruxelles : « On est 20 fois plus stricts que ce que recommande l’OMS »

Pour permettre l’installation de la 5G à Bruxelles, la norme d’émission sera donc revue à la hausse et passera de 14,5 V/m en extérieur et de 9 V/m en intérieur. « Ces normes sont 50 fois plus strictes que ce que recommande l’OMS et l’ICNIRP, et elles demeureront 20 fois plus strictes dans le cadre de la révision que je propose », nous assure Céline Fremault (CDH), ministre bruxelloise de l’Environnement qui assure qu’au niveau du contrôle des normes,  » la Région bruxelloise est la plus avancée du monde ».  » Chaque année, le comité d’experts neutre et indépendant réétudie les effets de cette norme sur la santé, l’économie et le développement des technologies. Il s’agit d’un état des lieux effectué pour le Parlement et le gouvernement, et donc en toute transparence pour les citoyens. »

La ministre ajoute que le comité d’experts a remis un avis disant qu’en matière de santé publique, la norme actuelle (6 V/m) n’était pas problématique. Elle estime que la 5G était nécessaire. « Les réseaux étaient saturés », ajoute le cabinet de la ministre.

De quoi convaincre les adversaires de la 5G ? « Les autorités parlent des normes en lien avec les effets thermiques. Les scientifiques parlent des effets biologiques, moléculaires. De sorte que nous avons ensemble un dialogue de sourds », estime la médecin qui a témoigné devant le Sénat.

Adrien de Marneffe

La France insoumise propose une loi contre les compteurs Linky

Pour un droit au refus d’installation

C’est au tour des députés de La France insoumise de s’en prendre aux compteurs électriques intelligents Linky. Ils reprennent à leur compte les arguments maintes fois exprimés par les opposants à leur déploiement et réclament le droit pour les citoyens de refuser son installation.

Linky.JPG© Enedis

Les députés du groupe La France insoumise à l’Assemblée nationale ont déposé une proposition de loi « tendant à permettre aux consommateurs et aux maires de s’opposer à l’installation de compteurs électriques dits intelligents« . Rappelant le fonctionnement de ces compteurs connectés et le rythme soutenu auquel ils sont installés par les agents d’Enedis sur le terrain (39 millions de Linky devraient avoir été installés en 2021), ces députés s’appuient sur les craintes généralement exprimées à l’encontre du compteur Linky pour justifier leur proposition.

( les journalistes à la botte du système n’ ont toujours pas compris qu ‘ il n y a pas pour ce type d ‘ ondes spécifiques / à la modulation de courant  , d’ effet de seuil , et que la puissance n ‘ est pas le seul critère , là ce sont des ondes pulséés , avec des pics transitoire  , et 24h sur 24 , il y a surtout la THEORIE et la réalitéé sur le TERRAIN .( 36 fréquences allant de 34 kilo hertz à 92 kilo hertz injectéés sur la porteuse 50 hertz .) 

Ils reprennent d’abord l’argument — très contestable — des ondes émises par les compteurs Linky qui s’appuient sur la technologie CPL pour envoyer les données de consommation des foyers chaque demi-heure au fournisseur d’énergie. Un module CPL G3 qui émet en pratique tellement peu d’ondes qu’elles sont difficiles à mesurer, de l’ordre de 0,1 V/m selon les relevés du Centre scientifique et technique du bâtiment, contre 4 V/m en moyenne pour une antenne 4G lors d’un appel ou 30 V/m pour une plaque à induction. « L’ONG Robin des toits estime que le nombre de personnes atteintes d’électrosensibilité en France est sans doute comparable aux proportions évaluées en Suède, soit environ 4 % d’EHS déclarés et 10 % si on ajoute ceux qui s’ignorent (…) en croissance permanente en raison de la généralisation des émissions« , peut-on lire dans la proposition, ajoutant qu’il s’agit donc « d’un problème de santé publique« .

Exploitation des données personnelles et coût du déploiement

Plus tangibles, les craintes relatives à l’exploitation des données de consommation personnelles sont également citées. Dans sa proposition de loi, La France insoumise rappelle que la CNIL a mis en demeure Direct Energie faute d’un consentement « libre, éclairé et spécifique » des abonnés. « Aucun traitement de données à caractère personnel ne peut être réalisé par défaut, même s’il est accompagné d’une option de sortie. C’est pourtant bien ce qui se passe dans cette affaire« , indiquent les députés signataires qui s’inquiètent également que des coupures de courant à distance ne puissent intervenir plus facilement à l’aide de ces compteurs en cas d’impayé. « Si Enedis ne peut pour le moment couper l’électricité à distance en cas d’impayé (la commission de régulation de l’énergie impose à Enedis de faire se déplacer un technicien), cette technologie permettrait de le réaliser à l’avenir« , déplorent-ils.

Enfin, la problématique financière est également abordée. Pointé du doigt par la Cour des comptes, le compteur Linky serait surtout profitable au gestionnaire du réseau, sans contre partie pour l’abonné. « On peut douter d’une telle compensation. Surtout, les personnes chez qui le compteur Linky a été installé se plaignent de surfacturations, de dysfonctionnement, et de destructions d’appareils électroménagers. Plus encore, la Cour des comptes pointe une augmentation des tarifs liés au comptage dès 2021 et ce jusqu’à 2029 avec un surcoût comparativement à une situation où le programme Linky n’aurait pas été mis en place« , peut-on lire.

Et la proposition de loi de conclure : « Refuser Linky est théoriquement possible, mais juridiquement particulièrement ardu pour le consommateur (…) Pour toutes ces raisons, il nous semble urgent que la loi autorise les citoyens et les municipalités à refuser l’installation de cette nouveauté technologique. » Reste maintenant à savoir si la majorité parlementaire entendra ces arguments lors de la présentation de cette proposition.

15ème législature

Question N° 6292
de M. Alain Bruneel (Gauche démocrate et républicaine – Nord )
Question écrite
Ministère interrogé > Transition écologique et solidaire
Ministère attributaire > Transition écologique et solidaire

Rubrique > énergie et carburants

Titre > Moratoire sur le déploiement du compteur Link

Question publiée au JO le : 13/03/2018 page : 2070

Texte de la question

M. Alain Bruneel alerte M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur le mouvement de contestation grandissant d’opposition au déploiement des compteurs communicants Linky par Enedis gestionnaire du réseau électrique national. Les arguments exposés par les usagers, associations et collectivités locales opposés au déploiement des compteurs sont de plusieurs natures. Ces derniers s’interrogent sur la priorité accordée par les pouvoirs publics au déploiement des compteurs Linky pour un coût évalué entre 5 et 8 milliards d’euros alors que des investissements conséquents sont nécessaires pour assurer la sûreté du parc nucléaire national ou pour lutter contre la précarité énergétique de nombreux foyers. Le remplacement de 35 millions de compteurs fonctionnels à l’heure de la sobriété énergétique fait également débat. Des doutes pèsent également sur la sincérité du chiffrage financier de l’opération, théoriquement neutre, du fait d’une durée de vie des compteurs Linky fixée à 20 ans alors que la technologie employée réduit plus vraisemblablement celle-ci à 15 années. En termes de moyens humains, Enedis entend supprimer 10 000 emplois de releveurs de compteurs lorsque le réseau de relève automatique sera opérationnel. Aussi, les opposants au déploiement du compteur Linky estiment que l’opération sera globalement négative pour l’emploi national une fois l’opération de pose achevée d’autant plus que 3 des 6 fournisseurs de compteurs Linky sont étrangers. Sur le compteur en tant que tel, les opposants font état de craintes liées à la sécurité des installations électriques et des équipements individuels reliés au réseau électrique. Le responsable du déploiement de Linky reconnaissait en janvier 2016 huit déclarations d’incendie suite à la pose du compteur lors de la phase d’expérimentation pour 300 000 compteurs remplacés. En appliquant ce ratio aux 35 millions de compteurs à remplacer, les détracteurs de Linky estiment que c’est 933 incendies qui pourraient être causés suite au remplacement des compteurs. Une crainte d’autant plus forte que des doutes planent sur les compétences des salariés des sociétés sous-traitantes d’Enedis formés dans la précipitation, rémunérés à hauteur du SMIC et auxquels on fixe des objectifs journaliers de poses de compteurs qui n’est pas sans générer des interrogations sur la qualité du travail parfois effectué. Si la presse régionale s’est faite l’écho de quelques incendies d’origine électrique il ressort d’une enquête réalisée par l’UFC-Que Choisir auprès de ses adhérents que 26 % des 2 000 ménages ayant répondu au questionnaire de l’UFC déclarent subir ou avoir subi des dysfonctionnements sur des appareils électriques suite à la pose des nouveaux compteurs. Ce taux d’insatisfaction est jugé anormalement élevé par les experts en statistiques de l’UFC-Que choisir. Selon cette même enquête, Enedis refuse 9 fois sur 10 de reconnaître une quelconque responsabilité lorsqu’un problème technique lui est signalé par un usager sur l’un de ses appareils domestiques. Des témoignages d’usagers mécontents des pratiques de certains installateurs de compteurs se font également jour tels que des propos relevant de la menace ou encore, des coupures sauvages d’électricité effectuées sur les compteurs accessibles à l’extérieur des logements, sans informations préalables aux usagers. Les communes propriétaires des compteurs électriques s’interrogent sur d’éventuelles mises en cause de leur responsabilité juridique en cas de préjudices imputables au compteur communiquant. Les opposants à Linky refusent que leurs données de consommation soient collectées à des fins de prospections commerciales considérant qu’aucune société n’a à connaître leurs habitudes de vie. Une fois installé, rien de permet de préfigurer de l’usage qui sera fait de Linky en cas d’évolution de la législation sur la collecte des données personnelles. De plus, le compteur communiquant permet de moduler à distance la consommation électrique des abonnés et de réduire celle-ci en cas d’insuffisance de la production sans aucune considération sur l’impact éventuel de la réduction de puissance sur les appareils des ménages. Avec ce compteur les fournisseurs d’énergie escomptent réaliser des profits supplémentaire en contraignant les abonnés à augmenter la puissance de leurs contrats de fourniture d’électricité du fait de la moindre marge de tolérance des compteurs Linky. De même, le compteur communicant dote les fournisseurs d’électricité d’un pouvoir de pression exorbitant sur les abonnés en situation d’impayés en permettant de procéder à des coupures ou des réductions de fournitures d’énergie à distance. Enedis argue que les compteurs Linky permettront de réaliser des économies, dans les faits peu d’usagers scrutent leur consommation au quotidien. Si le remplacement des compteurs est financé par les abonnés par le biais du TURPE, l’installation d’un afficheur déporté qui faciliterait la lecture des consommations en temps réels sera pour sa part facturée aux abonnés qui en feront la demande. De plus, comme tout système connecté Linky n’est pas à l’abri d’attaques de pirates informatiques, en particulier de puissances étrangères qui chercheraient à déstabiliser le pays. Enfin, il y a un débat sur les conséquences sanitaires liées à l’exposition aux rayonnements émis par la technologie CPL employée par les compteurs communicants lesquels se surajouteraient aux autres sources d’émissions. Au regard de ces éléments, plusieurs pays membres de l’Union européenne ont fait le choix de restreindre le déploiement des compteurs communicants aux gros consommateurs, comme l’Allemagne, ou ont tout simplement renoncé à créer un réseau de compteurs intelligents tels que la Belgique, la République tchèque ou la Lituanie. Face à une mobilisation grandissante de citoyens refusant l’installation des compteurs communicants, plusieurs municipalités (445 recensées au 1er décembre 2017) ont pris des arrêtés imposant l’arrêt de la pose des compteurs en usant de leur pouvoir de police. Malgré ces arrêtés municipaux en vigueur les sociétés sous-traitantes d’Enedis continuent de vouloir poser les compteurs Linky chez les particuliers engendrant ainsi des tensions supplémentaires avec les usagers. À titre principal, il lui demande de bien vouloir surseoir au déploiement des compteurs communicants sur le territoire national en décrétant un moratoire national immédiat sur le déploiement du compteur Linky. À défaut, il lui demande de préciser les dispositions qu’il entend prendre pour permettre aux particuliers qui refuseraient l’installation de compteurs communicants à leurs domiciles, de pouvoir continuer de bénéficier de l’accès au réseau électrique avec les mêmes conditions tarifaires que les usagers disposant d’un compteur Linky, les premiers contribuant également au TURPE. De même, il lui demande de garantir l’incessibilité, notamment à des fins commerciales, des données collectées par les compteurs communicants.


Physicien, eurodéputé, Paul Lannoye est une figure marquante de l’Ecologie politique en Wallonie comme en Europe. Il est considéré comme l’un des pères fondateurs du mouvement écologique en Wallonie.
Le 11 janvier dernier, le Ministre Crucke, en charge de l’énergie, a annoncé le dépôt d’un projet de décret qui va encadrer le déploiement des compteurs « intelligents » en Wallonie. Présenté comme un outil essentiel à la transition énergétique, le compteur « intelligent » devrait être accueilli avec enthousiasme par tous. Pourtant, j’ai la ferme intention de le refuser, au risque de contrarier le Ministre, son administration, les experts qui le conseillent et le gestionnaire du réseau (ORES, en l’occurrence).

Je serai sans doute classé comme ringard, voire comme technophobe ou tout simplement emmerdeur, mais je m’en moque. Je n’aime pas qu’on impose, au nom du progrès, une « solution » qui ne me plaît pas et dont j’ai toutes les raisons de me méfier. A fortiori, si on ajoute que les bons vieux compteurs « stupides » vont cesser d’être fabriqués, ce qui ne nous laisserait donc pas le choix. En outre, j’ai toutes les raisons de mettre en doute le tableau idyllique qui nous est présenté, décrivant les nombreux avantages de cet outil anodin et si commode chargé de mesurer notre consommation d’électricité.

Grâce au nouveau compteur, nous allons, paraît-il, pouvoir consommer moins d’électricité. La possibilité nous sera offerte en effet de suivre en continu notre consommation sur l’écran de notre ordinateur ou de notre smartphone. Ainsi, nous pourrons nous organiser pour que nos appareils domestiques consomment au meilleur moment. En fait, quand notre frigo, notre machine à laver et notre aspirateur seront devenus eux aussi « intelligents », c’est-à-dire connectés, le gestionnaire du réseau pourra lui-même piloter notre comportement. Autre atout du compteur intelligent : c’est lui-même qui enverra au gestionnaire du réseau nos données de consommation par ondes électromagnétiques. Fini de devoir accueillir l’employé chargé de relever les données affichées par le compteur stupide qui est encore le nôtre aujourd’hui. Fini aussi cette insupportable corvée qui consiste à relever nous-mêmes, une fois par an, ces données au cas où le rendez-vous avec ledit employé aurait été manqué.

Impacts du « confort »

Bref, c’est le confort qui nous est offert ! Offert, pas vraiment. Ce confort a un coût, que ni le Ministre, ni les experts, ni le gestionnaire du réseau n’évoquent. Ce coût, bien entendu, c’est nous, usagers, qui devront le supporter. Un coût économique d’abord. Je signale au passage qu’il a été jugé par le gouvernement allemand trop élevé pour justifier le recours généralisé aux compteurs « intelligents ».

Le remplacement de nos compteurs stupides par des « intelligents » entraîne des surcoûts cachés :

– la durée de vie des nouveaux compteurs est estimée à 15 ans contre 40 ans pour les anciens ;

– le risque de pannes et de dysfonctionnements est clairement plus élevé pour un système électronique que pour un système électro-mécanique ;

– la surconsommation d’électricité due au fonctionnement du compteur lui-même et du système de communication qui lui est lié n’est pas du tout négligeable.

Le coût en termes de sécurité et de protection de la vie privée est, quant à lui, insupportable. Les installations électriques sont déjà parasitées par les charges non linéaires dues à certains équipements nouveaux… La transmission de données va s’ajouter à cette pollution de l’alimentation électrique et engendrer un vieillissement prématuré de certains appareils et la possibilité d’apparition de points chauds avec risque d’incendies à la clé (plusieurs incendies ont eu lieu en France à la suite de l’installation d’un compteur intelligent).

Beaucoup plus préoccupant est le potentiel intrusif du compteur intelligent. C’est l’outil idéal pour s’immiscer dans la vie privée puisqu’il permet de suivre en permanence nos allées et venues et même de connaître notre mode de vie intime. Qu’est-ce qui empêchera à terme le gestionnaire du réseau de vendre les données personnelles à ceux qui souhaitent en disposer pour compléter le traçage de nos concitoyens ? Sans oublier, le risque évident de piratage. On sait que les compteurs ne sont protégés que par des codes assez rudimentaires qu’il est facile de casser pour prendre leur contrôle.

Et le coût pour notre santé Les ondes radioélectriques, surtout lorsqu’elles sont pulsées, sont problématiques pour la santé des personnes exposées à des niveaux désignés par la loi comme inoffensifs mais classés comme probablement cancérigènes par l’OMS et mutagènes, neurotoxiques et toxiques pour la reproduction par tous les scientifiques spécialistes en bio-électromagnétisme.

On objectera que le type de compteur envisagé en Wallonie utilise pour la transmission des données le circuit électrique (technique de courants porteurs en ligne – CPL2) en superposant au courant en 50Hz un signal de haute fréquence (dans la gamme allant de 50 à 150kHz). Cette technique contribue donc à polluer le réseau intérieur de l’habitation en transformant tous les câbles en antennes émettrices. Aucune étude ne permet d’affirmer à ce jour que cela n’a pas d’effet sur la santé. De nombreuses personnes électro-hypersensibles soumises à ce type d’environnement font état de la dégradation de leur santé.

Le compteur « intelligent » l’est-il vraiment ?

Selon le Ministre Crucke, les experts de la CWAPE et les directives européennes, les compteurs « intelligents » vont encourager l’efficacité énergétique. À ce jour, aucune étude sérieuse n’a pu démontrer la véracité de cette affirmation. Si on accompagne la pose généralisée de compteurs intelligents d’une conscientisation et d’une formation des citoyens, il faudrait s’attendre à une légère réduction de consommation (de 5 à 15%) selon certains analystes. Mais quelle est la contribution réelle du compteur à ce résultat ? La motivation du citoyen n’est-elle pas l’élément déterminant ? Le résultat ne serait-il pas meilleur si on adoptait une tarification progressive, intelligente de l’électricité ?

Je ne vois, à ce stade, que deux grands gagnants dans l’opération « compteurs intelligents ». Les fabricants de compteurs d’abord. Ils bénéficient d’un marché captif d’envergure européenne : l’installation de 200 millions de compteurs en Europe dans les 15 ans représente en effet 40 milliards d’euros. Les gestionnaires du réseau ensuite. La suppression d’emplois pour le relevé des compteurs leur permet de réduire les coûts puisque la pose des nouveaux compteurs sera à charge des usagers.

En outre, les gestionnaires de réseau seront en mesure de commander à distance des fonctions aussi intéressantes pour eux que l’ouverture, la fermeture ou la réduction de puissance des compteurs. Ainsi, le citoyen-consommateur d’électricité sera-t-il à la merci du distributeur. Sale temps pour les personnes en situation précaire et les distraits. Ce n’est pas un hasard si la première étape du déploiement des compteurs « intelligents » vise la clientèle des dépositaires d’un compteur à budget.

Je ne vois, à ce stade, que deux grands gagnants dans l’opération « compteurs intelligents »:

Les fabricants de compteurs et les gestionnaires du réseau

Je ne suis ni électro-hypersensible, ni en situation précaire, ni opposé au progrès, si par progrès on entend amélioration des conditions de vie de tous dans le respect du monde vivant. Mais je suis très soucieux de l’avenir et de la santé de nos enfants et petits-enfants.Le compteur communicant – arrêtons de le dire intelligent – est un outil de contrôle des personnes, dangereux, intrusif et nocif. Son utilité est plus que contestable. J’ai la responsabilité et le droit de le refuser et de conseiller à tous de faire de même.

Paul Lannoye, Président du Grappe


DEMANDE PAR LE Député mr wulfranc de sursoir au  AU DÉPLOIEMENT DES COMPTEURS LINKY .  12/12  décembre 2017

 

POUR X RAISONS DONT SANITAIRE :

15ème législature

Question N° 3708

de M. Hubert Wulfranc (Gauche démocrate et républicaine – Seine-Maritime )

Question écrite

Ministère interrogé > Transition écologique et solidaire
Ministère attributaire > Transition écologique et solidaire
Rubrique > énergie et carburants

Titre > Mouvement d’opposition au déploiement des compteurs communicants LINKY

Question publiée au JO le : 12/12/2017 page : 6288

Texte de la question

M. Hubert Wulfranc alerte M. le ministre d’État, ministre de la transition écologique et solidaire, sur le mouvement de contestation grandissant d’opposition au déploiement des compteurs communicants Linky par Enedis gestionnaire du réseau électrique national. Les arguments exposés par les usagers, associations et collectivités locales opposés au déploiement des compteurs sont de plusieurs natures. Ces derniers s’interrogent sur la priorité accordée par les pouvoirs publics au déploiement des compteurs Linky pour un coût évalué entre 5 et 8 milliards d’euros alors que des investissements conséquents sont nécessaires pour assurer la sûreté du parc nucléaire national ou pour lutter contre la précarité énergétique de nombreux foyers. Le remplacement de 35 millions de compteurs fonctionnels à l’heure de la sobriété énergétique fait également débat. Des doutes pèsent également sur la sincérité du chiffrage financier de l’opération, théoriquement neutre, du fait d’une durée de vie des compteurs Linky fixée à 20 ans alors que la technologie employée réduit plus vraisemblablement celle-ci à 15 années. En termes de moyens humains, Enedis entend supprimer 10 000 emplois de releveurs de compteurs lorsque le réseau de relève automatique sera opérationnel. Aussi, les opposants au déploiement du compteur Linky estiment que l’opération sera globalement négative pour l’emploi national une fois l’opération de pose achevée d’autant plus que 3 des 6 fournisseurs de compteurs Linky sont étrangers. Sur le compteur en tant que tel, les opposants font état de craintes liées à la sécurité des installations électriques et des équipements individuels reliés au réseau électrique. Le responsable du déploiement de Linky reconnaissait en janvier 2016 huit déclarations d’incendie suite à la pose du compteur lors de la phase d’expérimentation pour 300 000 compteurs remplacés. En appliquant ce ratio aux 35 millions de compteurs à remplacer les détracteurs de Linky estiment que c’est 933 incendies qui pourraient être causés suite au remplacement des compteurs.

Une crainte d’autant plus forte que des doutes planent sur les compétences des salariés des sociétés sous-traitantes d’Enedis formés dans la précipitation, rémunérés à hauteur du SMIC et auxquels on fixe des objectifs journaliers de poses de compteurs ce qui n’est pas sans générer des interrogations sur la qualité du travail parfois effectué. Si la presse régionale s’est faite l’écho de quelques incendies d’origine électrique il ressort d’une enquête réalisée par l’UFC-Que Choisir auprès de ses adhérents que 26 % des 2 000 ménages ayant répondu au questionnaire de l’UFC déclarent subir ou avoir subi des dysfonctionnements sur des appareils électriques suite à la pose des nouveaux compteurs. Ce taux d’insatisfaction est jugé anormalement élevé par les experts en statistiques de l’UFC-Que choisir. Selon cette même enquête, Enedis refuse 9 fois sur 10 de reconnaître une quelconque responsabilité lorsqu’un problème technique lui est signalé par un usager sur l’un de ses appareils domestiques. Des témoignages d’usagers mécontents des pratiques de certains installateurs de compteurs se font également jour tels que des propos relevant de la menace ou encore, des coupures sauvages d’électricité effectuées sur les compteurs accessibles à l’extérieur des logements, sans informations préalables aux usagers. Les communes propriétaires des compteurs électriques s’interrogent sur d’éventuelles mises en cause de leur responsabilité juridique en cas de préjudices imputables au compteur communiquant. Les opposants à Linky refusent que leurs données de consommation soient collectées à des fins de prospections commerciales considérant qu’aucune société n’a à connaître leurs habitudes de vie. Une fois installé, rien de permet de préfigurer de l’usage qui sera fait de Linky en cas d’évolution de la législation sur la collecte des données personnelles. De plus, le compteur communiquant permet de moduler à distance la consommation électrique des abonnés et de réduire celle-ci en cas d’insuffisance de la production sans aucune considération sur l’impact éventuel de la réduction de puissance sur les appareils des ménages. Avec ce compteur les fournisseurs d’énergie escomptent réaliser des profits supplémentaire en contraignant les abonnés à augmenter la puissance de leurs contrats de fourniture d’électricité du fait de la moindre marge de tolérance des compteurs Linky. De même, le compteur communicant dote les fournisseurs d’électricité d’un pouvoir de pression exorbitant sur les abonnés en situation d’impayés en permettant de procéder à des coupures ou des réductions de fournitures d’énergie à distance. Enedis argue que les compteurs Linky permettront de réaliser des économies, dans les faits peu d’usagers scrutent leur consommation au quotidien. Si le remplacement des compteurs est financé par les abonnés par le biais du TURPE, l’installation d’un afficheur déporté qui faciliterait la lecture des consommations en temps réels sera pour sa part facturée aux abonnés qui en feront la demande. De plus, comme tout système connecté Linky n’est pas à l’abri d’attaques de pirates informatiques, en particulier de puissances étrangères qui chercheraient à déstabiliser notre pays. Enfin, il y a un débat sur les conséquences sanitaires liées à l’exposition aux rayonnements émis par la technologie CPL employée par les compteurs communicants lesquels se surajouteraient aux autres sources d’émissions. Au regard de ces éléments, plusieurs pays membres de l’Union européenne ont fait le choix de restreindre le déploiement des compteurs communicants aux gros consommateurs, comme l’Allemagne, ou ont tout simplement renoncé à créer un réseau de compteurs intelligents tels que la Belgique, la République tchèque ou la Lituanie. Face à une mobilisation grandissante de citoyens refusant l’installation des compteurs communicants, plusieurs municipalités (445 recensées au 1er décembre 2017) ont pris des arrêtés imposant l’arrêt de la pose des compteurs en usant de leur pouvoir de police. Malgré ces arrêtés municipaux en vigueur les sociétés sous-traitantes d’Enedis continuent de vouloir poser les compteurs Linky chez les particuliers engendrant ainsi des tensions supplémentaires avec les usagers. À titre principal, il lui demande de bien vouloir surseoir au déploiement des compteurs communicants sur le territoire national. À défaut, il lui demande de préciser les dispositions qu’il entend prendre pour permettre aux particuliers qui refuseraient l’installation de compteurs communicants à leurs domiciles, de pouvoir continuer de bénéficier de l’accès au réseau électrique avec les mêmes conditions tarifaires que les usagers disposant d’un compteur Linky, les premiers contribuant également au TURPE. De même, il lui demande de garantir l’incessibilité, notamment à des fins commerciales, des données collectées par les compteurs communicants.

Si un grand nombre de Députés s’emparaient comme M. Wulfranc du problème posé par les compteurs Linky, bien des choses pourraient changer.

Nous publierons les réponses a cette question dès que nous en aurons connaissance.

Ci-dessus le texte de la question, que vous pouvez aussi retrouver sur le site de l’Assemblée Nationale

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