ONDES ET HÉCATOMBES CHEZ NOS AMIS LES BÊTES
De nombreux éleveurs vivent quotidiennement la souffrance et la mort de leurs animaux dans l’indifférence générale.
 
Bretagne : morts mystérieuses de centaines de vaches
TF1 JT de 20H du 27 avril 2019   Reportage: « Un phénomène mystérieux déconcerte les éleveurs de l’ouest du pays. Des centaines de bovins ont été retrouvés morts d’une manière inexplicable. Mais selon les agriculteurs, le problème viendrait de l’antenne-relais et des éoliennes à proximité. À cause de ces installations, l’électricité présente dans le sol est anormalement élevée. Face à l’inaction des pouvoirs publics, ils ont décidé d’attaquer l’État.  »
https://www.tf1.fr/tf1/jt-we/videos/bretagne-morts-mysterieuses-de-centaines-de-vaches.html?xtor=AD-28&fbclid=IwAR3I7Mp1S9FSnme6Kqis3Ow8qz_JlttLoo7mNLRgACdmxRixGTmyVQuLbCg

« Animaux sous tension » : l’association relancée au Mans
France Bleu Sarthe du 26 avril 2019    » Des poules qui ne pondent plus, des vaches infertiles et des malformations. Plusieurs éleveurs se sont réunis au Mans ce vendredi pour relancer l’association « Animaux sous tension ». Ils mettent en cause les antennes relais et les lignes à haute tension. « 
Les vaches victimes des champs électromagnétiques: les agriculteurs dénoncent
L’Union du 26 avril 2019  « La Chambre de l’agriculture de Bretagne a reçu une dizaine de signalements concernant la mort inexpliquée de nombreuses vaches. Les éleveurs préparent une plainte. « 
Morts mystérieuses de vaches : des éleveurs préparent une plainte contre l’Etat
Le Parisien du 25 avril 2019 « Des éleveurs, qui imputent les nombreux décès de leurs bêtes aux champs électromagnétiques, se réunissent ce vendredi afin d’attaquer l’Etat en justice sous la bannière de l’association Animaux sous tension. »

http://www.leparisien.fr/societe/morts-mysterieuses-de-vaches-des-eleveurs-preparent-une-plainte-contre-l-etat-25-04-2019-8060295.php?fbclid=IwAR26IIRdPJCVO2vweCm2tRXQiAKyB1OG1WCOpLi93B7Z5MDKrc6samptmhQ

Les champs électromagnétiques sont-ils responsables de la mort de centaines d’animaux?
Le Figaro du 05 avril 2019  » Des agriculteurs de Loire-Atlantique et des Côtes d’Armor ont alerté sur la responsabilité présumée des champs électromagnétiques à la suite de décès de leurs bêtes. Des expertises ont été lancées. »
Depuis l’ouverture du parc éolien de Nozay, les vaches meurent et les humains sont malades
Reporterre du 25 mars 2019  » Des animaux qui meurent, des hommes malades, deux agriculteurs au bord de l’asphyxie financière… Depuis l’implantation d’un parc éolien en 2012 à Nozay, entre Nantes et Rennes, les services de l’État sont désemparés face à des effets secondaires aussi alarmants qu’inexpliqués. Une situation qui préoccupe jusqu’au ministère de la Transition écologique. »
Antennes relais, veaux, vaches, cochons, couvées… et lapins !
Contrepoints du 13 février 2019  » Les ondes produites par les antennes relais déciment-elles les élevages ? Rien ne le prouve. Mais les médias le sous-entendent. »
Sarthe. Avec les ondes, ses lapins perdent la boule
Ouest France du 30 janvier 2019  » Patrick Pilon gère depuis 1989 l’un des plus importants élevages de lapins en France, dans le nord du département. Son exploitation, assure-t-il, est en danger. La présence d’antenne relais de téléphonie mobile est montrée du doigt. »
Les animaux d’élevage stressés par les rayonnements électromagnétiques
ConsoGlobe du 27 janvier 2019  » Les ondes électromagnétiques perturbent-elles le comportement, et même la santé, des animaux d’élevage ? Malgré les dénis officiels, plusieurs études soulèvent la question. »
Sarthe : 200 000 lapins tués par… une antenne relais
Vibration du 22 janvier 2019  » L’affaire pourrait finir devant les tribunaux. Depuis 2014, un éleveur d’une cinquantaine d’années a constaté qu’il avait perdu 200 000 bêtes sans qu’aucune ne soit affectée par un virus. Il soupçonne l’utilisation d’une antenne relais situé près de son exploitation »
 

Les ondes 2G et 3G ont causé des cancers chez des rats, selon des chercheurs

Reporterre du 4 décembre 2018  » Un lien de causalité fort a été établi entre des tumeurs au cœur chez des rats mâles et leur exposition aux ondes 2G et 3G. Peut-on extrapoler ce résultat aux humains ? Les scientifiques restent prudents. »
Des élevages pertubés par des nuisances électromagnétiques
Web-agri du 23 novembre 2018  » Baisse de production, cellules, coups de pattes en salle de traite… Et si ces perturbations étaient dues aux antennes relais à proximité, aux éoliennes, ou aux panneaux photovoltaïques ? »
Pourquoi les poules ne pondent plus à Comblot (61) ?
France 3 Normandie du 12 avril 2017  » La confédération paysanne affirme que ce cas ne serait pas isolé et pointe du doigt la frilosité des élus et des pouvoirs publics. L’élevage de volaille a été placé en liquidation judiciaire. La saisie de la ferme par la banque vient d’être évitée de justesse grâce à l’aide financière d’amis. Au total, le couple a subi un préjudice de plus de 300 000 euros. »

METRO DE RENNES : VERS UNE SUSPENSION DE LA 3 ET 4G ?

Le groupe écologiste a demandé à la métropole de Rennes la suspension de la 3g et 4g dans le métro. De fait, un taux anormalement élevé d’exposition au rayonnement électromagnétique a été constaté à la suite du déploiement de la 3g et 4g dans le métro. Les écolos estiment que le risque encouru pour la santé est trop important pour ne pas entraîner une suspension, au moins temporaire. La métropole de Rennes a refusé, mais s’est engagée à réduire le taux d’exposition avec l’entreprise TDF.

C’est à coup de communiqués que se répondent le groupe écologiste et la métropole de Rennes. Pour comprendre, il faut remonter au 1er octobre, date à laquelle le déploiement de la 3g et de la 4g s’est lancé dans le métro rennais. La métropole et le groupe écologiste ont voté pour sa diffusion avec un taux moyen de champs électromagnétiques en dessous des un volt par mètre en moyenne sans jamais dépasser les 3V/m.

La 3g et la 4g sont actives depuis le 1er octobre.

Mais d’après une étude de l’ANFR (l’Agence Nationale des Fréquences Radio), au 21 novembre, le taux dépasse 3V/m dans trois stations Kennedy, Villejean et Pontchaillou. Elle est même au-dessus des 10V/m à Kennedy avec 13,54V/m avec un pic de 24,53V/m. C’est aussi au-dessus des 1V/m comme s’est engagée la ville pour toutes les stations mesurées à ce jour par l’ANFR soit onze. Le groupe écologiste a donc demandé la suspension du réseau 3g/4g et exige un rapport d’expertise « Pour être dans le vrai, car jusque là il n’y en a pas eu », déplore Laurent Hamon, conseiller municipal délégué aux usages du numérique et membre du comité de suivi sur la mise en place de la téléphonie dans le métro.

L’instrument de mesure utilisé pour mesurer l’exposition aux radiations.

Moins d’une heure après, la métropole s’est empressée de répondre par un autre communiqué. Selon elle, la puissance mesurée est déjà bien en dessous des normes européennes et en dessous de la moyenne nationale. Elle ne compte pas supprimer, même temporairement, la 3g et la 4g dans le métro. En revanche, elle compte « baisser la puissance pour supprimer les points maximums ». Elle indique aussi être en relation avec TDF, l’entreprise en charge du fonctionnement du réseau, afin de « procéder dans les meilleurs délais aux corrections nécessaires ».

Deux lois, deux dates, deux points de vue

Ce conflit entre les deux groupes cache en réalité un problème d’envergure nationale voir européenne. Deux décrets entrent en contradiction. Un en 2002 et un en 2016. C’est aussi sans doute dû au manque de consensus scientifique sur la question. La ville se base sur celle de 2002, plus souple sur les taux de diffusion et à destination du grand public, et le groupe écologiste sur celle de 2016 qui expose les effets sur la santé à partir d’un taux précis d’exposition et qui s’adresse uniquement aux entreprises. Ce décret le plus récent indique les premiers effets dès 1.1 V/m quand le travailleur est exposé au long terme. « Les passagers du métro ne sont exposés en moyenne que six minutes, le temps d’un trajet », a réagi la métropole.

Les conséquences de la multiplication de ces fréquences sont multiples. Tout d’abord le taux d’exposition aux radiations qui en deviennent élevé et dangereux pour la santé, mais aussi le dysfonctionnement de matériels médical en cas d’urgence. Selon l’ANS, le risque est encore plus grand lorsque l’on travaille proche de ses sources de bande électromagnétique, car le temps d’exposition est durable, et ce même si la fréquence est faible.


Contrats d’électricité

L’UFC-Que Choisir fait condamner EDF

Publié le : 07/11/2018 
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C’est une belle victoire pour les consommateurs. L’UFC-Que Choisir a attaqué les clauses abusives et illicites des conditions générales de vente d’EDF. Le jugement du TGI de Paris est très favorable aux usagers.

L’affaire remonte à 2013. Les juristes de l’UFC-Que Choisir pointaient des clauses abusives particulièrement défavorables aux usagers dans les contrats d’électricité d’EDF. En cause surtout, un phénomène que connaissent tous les usagers qui, un jour ou l’autre, ont eu un problème de facturation ou de compteur. On appelle EDF et on se fait balader de ses services à ceux du gestionnaire de réseau, sa filiale Enedis.

Or ce renvoi de balle aux dépens des consommateurs était jugé illégal par l’UFC-Que Choisir. En matière d’énergie, le fournisseur, EDF en l’occurrence, doit en effet proposer à l’usager un contrat unique, garantissant un interlocuteur unique assumant à l’égard du consommateur aussi bien les responsabilités du fournisseur, ici EDF, que celles de distributeur, Enedis.

Or, les conditions générales de vente d’EDF lui permettaient de s’exonérer de sa responsabilité vis-à-vis de ses clients en les renvoyant sur Enedis qui, à son tour, se dédouanait de toute responsabilité. En février 2013, l’UFC-Que Choisir assignait donc EDF devant le tribunal de grande instance (TGI) de Paris pour faire annuler ces clauses.

Le jugement du TGI de Paris en date du 30 octobre 2018 déclare abusives toutes les clauses imposant un partage de responsabilité entre le fournisseur et le gestionnaire de réseau. L’usager ne pourra plus se voir renvoyé de l’un à l’autre, c’est une belle victoire en faveur des consommateurs.

Le TGI accorde un mois à EDF pour la mise en conformité de ses contrats et de ses offres, sous peine d’une astreinte de 300 € par jour. Le tribunal impose aussi à EDF de diffuser très largement ce jugement de condamnation. Le « communiqué judiciaire » devra figurer sur la page d’accueil de son site Internet et sur toutes ses applications pour smartphones et tablettes pendant 3 mois.

Ce jugement est évidemment susceptible d’appel de la part d’EDF, mais l’UFC-Que Choisir n’entend pas baisser les bras, si d’aventure l’entreprise persistait dans l’illégalité aux dépens des consommateurs.


Valence : le procès contre les compteurs Linky reporté comme à Privas

La salle d'audience du TGI de Valence avant le report de l'audience / © Jean Perrier/ France 3 Rhône-Alpes
La salle d’audience du TGI de Valence avant le report de l’audience / © Jean Perrier/ France 3 Rhône-Alpes

L’audience prévue au tribunal de grande instance de Valence contre Enedis au sujet des compteurs Linky a été reporté au 19 décembre prochain. Un renvoi demandé par la défense du fournisseur d’électricité.

Par Myriam Figureau 

200 des 365 plaignants étaient présents ce mercredi 21 novembre à l’ouverture de l’audience du tribulan de grande instance de Valence dans la Drôme. Ces particuliers, le plus gros contingent en France pour le moment, avaient assigné le fournisseur d’électricité Enedis (ex ERDF) pour « pratique commerciale trompeuse » et « non protection des données personnelles ».

Mais ce référé civil ayant été déposé tout récemment et aux vues du nombre important de demandeurs, le tribunal a accepté la demande de l’avocat d’Enedis d’un report du procès pour mieux préparer sa défense. L’examen de ce dossier a été reporté à une prochaine audience fixée au 19 décembre.

La même décision avait été prise la semaine dernière par le TGI de Privas dans un

dossier similaire. L’affaire ardèchoise ayant été reportée au 20 décembre.


https://www.humanite.fr/chaine-humaine-paris-de-

gilets-jaunes-et-verts-contre-linky-663761

Coordination anti-Linky Paris-Ile de France

Coordination anti-Linky Paris-Ile de France

CHAÎNE HUMAINE À PARIS DE GILETS JAUNES ET VERTS CONTRE LINKY

Samedi, 17 Novembre, 2018

La Coordination Anti-Linky Paris-Ile-de-France a organisé, à Paris, une chaîne humaine contre l’installation forcée des compteurs Linky, samedi 17 novembre.

But : « ne laissons pas Linky entrer chez nous! » parce que « ces nouveaux compteurs que les sous-traitants d’Enedis déploient par force et par ruse (en toute illégalité) :

– mettent en cause les libertés publiques et individuelles,

– constituent un risque pour notre santé et celle de nos enfants,

– nuisent à l’environnement,

– détournent l’argent des citoyens et des contribuables,

– font augmenter les factures et les abonnements,

– font dysfonctionner tous types d’appareils électriques dans nos logements… sans oublier les nombreux incendies qu’il a provoqués »

La Coordination Anti-Linky demande simplement le droit au refus d’installation des compteurs Linky. Droit au refus auquel s’est engagé Enedis auprès de la Mairie de Paris et comme de nombreux maires de la région Ile-de-France et de France l’exigent.

En lien

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Un débat autour des compteurs Linky fait salle comble à Bernay

Polémique. Une réunion d’information animée par Pierre Ravion à propos des compteurs Linky s’est tenue mardi, et a fait salle comble. Le sujet continue à faire débat chez les abonnés au service de distribution d’électricité.
PUBLIÉ LE 09/11/2018 À 04:54

 

 

 

 

 

Les compteurs Linky, intronisés par le gouvernement Fillon qui a confié à la société Enedis l’exclusivité de leur déploiement, continuent à préoccuper. La réunion d’information, organisée mardi soir à Bernaypar l’association environnementale L’Agrion, a en tout cas fait salle comble.

LA CONTRAINTE PASSE MAL

Comme en juin dernier, elle était animée par Pierre Ravion, responsable chez Enercoop Normandie, une coopérative spécialisée dans la vente d’énergies 100 % renouvelables. À titre personnel, l’intéressé n’a pas encore décidé s’il accepterait de voir le compteur installé chez lui : «Ma position a quelque peu évolué depuis le mois de juin. Le compteur connecté est un formidable outil, qui sera un jour ou l’autre incontournable, pour mieux gérer les sources d’électricité renouvelable. Mais il ne fallait pas l’imposer de façon aussi cavalière. Certains pays d’Europe laissent le choix aux usagers. L’Espagne et l’Allemagne le conseillent à leurs entreprises, mais ne les contraignent pas à installer le compteur. En France, on a donc manqué sérieusement de tact», souligne Pierre Ravion.

En fait, on peut toujours refuser l’installation du compteur, mais il faut agir à temps et être vigilant. La venue des techniciens chargés d’installer le matériel étant annoncée par courrier 45 jours plus tôt, les récalcitrants doivent informer Enedis de leur refus, 14 jours au plus tard avant la date indiquée par lettre recommandée avec accusé de réception adressée au siège de Linky, à Paris. À défaut, l’absence de réponse vaudra accord tacite. Par ailleurs, la visite de l’agent chargé de relever les compteurs sera facturée 90 €, si le client refuse le télérelevé.  ( CECI EST FAUX ….tant qu’ on ne signe pas les CGV , les nouvelles conditions générale de vente , la facturation de la télé relève est déjà comprise , aucun frais …de plus , il existe un système mise au point par ENEDIS de relevé confiance par photo à envoyé à pyl-ach@enedis.fr ( note Arrp) 

Si, pour telle ou telle raison, les usagers se retrouvent devant le fait accompli, les techniciens agissant en général avec une grande discrétion, les mécontents ont trois mois pour se faire connaître, à nouveau par lettre recommandée avec accusé de réception, et réclamer la remise en place du compteur précédent.

«SOUS L’ŒIL DE MOSCOU»

L’autre pierre d’achoppement porte sur la confidentialité des données personnelles de chaque foyer. Les compteurs délivrent en effet des informations sur la consommation exacte d’électricité pour chaque foyer toutes les 30 secondes. «Il est conseillé de bien consulter le contrat avec le fournisseur d’accès, qui indique si oui ou non les données pourraient être utilisées à des fins commerciales. Sur les 36 fournisseurs français d’accès à l’électricité, seul Enercoop garantit à ce jour la confidentialité. Il est certain qu’il fallait en arriver là, mais tout ceci a été mal pensé et mal organisé», poursuit Pierre Ravion.

«L’inquiétude de la population vient du sentiment d’être placé en permanence sous l’œil de Moscou. Ceci crée un véritable ras-le-bol», résume une participante, déclenchant des applaudissements. Quant aux risques sanitaires et aux risques d’incendie, «les études montrent qu’ils ne sont pas si élevés ,

( les risques sanitaires sont indépendants de lapuissance , voir travaux du clinicien Dieuzaide ! c ‘ est un pb qualitatif de spécificité des ondes / la modulation de courant et non quantitatif ,  qui NON SEULEMENT causent de grave problèmes chez les electro sensibles mais peux causer l ‘ electro sensibilité ( note de l ‘ Arrp )  !

sauf pour les personnes électro-sensibles. Les trois incidents et deux incendies graves signalés à ce jour en France ne sont pas imputables aux compteurs proprement dits, mais aux agents chargés de leur installation. Ils reçoivent en effet une prime aux compteurs, et agissent donc au plus vite. Les compteurs qui ont créé des étincellesdéclenchant les incendies avaient des vis mal serrées», indique Pierre Ravion. «De toute façon, pour les constructions neuves, on ne nous laisse pas le choix: pas de Linky, pas d’électricité», peste une habitante.

Plusieurs participants à la réunion, à commencer par le responsable d’Enercoop Normandie, ont en tout cas dénoncé un manque de communication, notamment de la part de la Ville de Bernay, dont le maire (UDI) Jean-Hugues Bonamy était d’ailleurs absent ce soir-là.

À Bernay, où l’on recense de 4 000 à 5 000 compteurs, le déploiement est prévu pour 2020. Face à ces critiques, la conseillère municipale Annie Turpin ne peut qu’arguer que rien ne presse, que le sujet n’a encore pas été débattu en conseil, et que la Ville ne peut donc pas se positionner.

Des cas en justice
Dans le département, une quinzaine de communes ont pris des arrêtés ou des délibérations pour contester la pose de compteurs Linky. Un Collectif des élus eurois pour une alternative à Linky a même été formé. La préfecture de l’Eure et Enedis ont décidé de réagir par rapport à ce positionnement et ont déposé des requêtes contre les décisions prises. «La plupart de ces communes ont fait le choix de délibérations pour s’opposer à la pose des compteurs Linky. Actuellement, il y a quatre requêtes engagées devant le tribunal administratif mais aucune n’a encore abouti», précise Dany Bodineau-Lascaux, directrice territoriale d’Enédis.

 

 

Une octogénaire privée de courant à Arras

le sévice public d ‘ ENEDIS  continue !  

Gilberte Morel, 84 ans et ancienne commerçante à Arras, vit un cauchemar. Depuis le 9 août, EDF lui a coupé l’électricité. Vivre sans courant ? Une horreur, “on ne peut plus rien faire…” Si cet été, elle ne pouvait pas mettre de ventilateur, souffrant de la canicule, l’hiver sera une autre affaire. “En ce moment, la nuit tombe rapidement. Dès 18 heures, je suis dans le noir. Heureusement, j’ai mes bougies…”

Le début de son calvaire commence en 2017 avec l’installation du compteur Linky. “Ma facture est passée de 58 euros à 409 euros en 6 mois.” Gilberte Morel a alors contacté la société. “Je consomme peu : je me chauffe au pétrole, dans ma cuisine je n’ai qu’un frigo et une machine à laver. Je n’ai ni hotte, ni micro-onde et pas de lave-vaisselle.” Un malentendu ? Absolument pas selon EDF. “Pour eux, ce n’est pas une erreur. Ils m’accusent d’avoir manipulé mes compteurs ces dernières années et volé de l’électricité.” Pointant de sa main les piles de factures classées mois par mois, elle poursuit : “Je ne suis pas une voleuse. J’ai toujours été honnête. J’ai décidé de continuer à ne payer que ce que je consomme.” Si EDF lui conseille de se rapprocher des services sociaux, il en est hors de question : “Ce n’est pas dans ma nature de demander de l’aide.” Gilberte Morel ne sait plus comment prouver sa bonne foi. “EDF fait ce qu’il veut à distance avec les compteurs. Personne ne se déplace pour voir que je dis la vérité”.

D’après Pierre Rose du collectif de l’Association anti-compteurs communiquants Artois Douaisis (ACCAD), la surfacturation est de plus en plus fréquente. “En général, on constate une multiplication par deux ou trois des factures, mais pas par cinq ! EDF est une machine de récupération d’argent. Pour eux, les anciens compteurs ne calculaient pas bien, alors que maintenant oui.” Le médiateur de l’énergie ainsi que le défenseur des droits, Jacques Toubon, ont été alerté pour ce dossier. Avec la période hivernale, EDF a l’obligation de rétablir l’électricité jusqu’au 31 mars.
Si Gilberte Morel ne sait pas comment envisager la suite, elle ne s’avoue pas vaincue : “Je n’ai plus d’électricité, mais j’ai encore de l’énergie pour me battre”.

https://www.grandlille.tv/une-octogenaire-privee-de-courant-a-arras/?fbclid=IwAR36GzIdGVLenvTOKBhr0AsypP2tjTZKUWgcYHBaMTa3L-c8X64rccs3l3s

Loiret : la police met en cause un compteur Linky après l’incendie d’une maison

Le compteur nouvelle génération a pris feu sous les yeux d’un des deux habitants de la maison. Le sinistre n’a pas fait de blessés, mais a fortement endommagé leur domicile. Enedis affirme qu’un compteur électrique ne peut pas exploser ni prendre feu spontanément.

Un compteur électrique Linky en cours d\'installation à Sequedin (Nord), le 5 janvier 2018.
Un compteur électrique Linky en cours d’installation à Sequedin (Nord), le 5 janvier 2018. (MAXPPP)

Un compteur électrique Linky a pris feu et entraîné un incendie dans un pavillon dans le Loiret, samedi 13 octobre. « C’est l’explosion du compteur qui a provoqué l’incendie », affirme le commissariat de Chalette-sur-Loing (Loiret). Le compteur nouvelle génération avait été installé une quinzaine de jours plus tôt. L’incendie n’a pas fait de blessé mais il a fortement endommagé le pavillon, occupé par un couple de retraités, qui a été relogé chez son fils.

Le mari explique qu’il était devant son ordinateur quand une interruption de courant est intervenue. « Naturellement, je me suis levé pour aller actionner le commutateur », a-t-il raconté à l’AFP. « C’est alors que j’ai entendu des bruits pétaradants et que le compteur électrique Linky, installé depuis à peine une quinzaine de jours, a explosé et pris feu. » 

En quelques secondes, le couloir s’est embrasé et les flammes n’ont pas tardé à se propager dans les escaliers, puis à l’étage et à la toiture. Les pompiers sont parvenus rapidement à maîtriser l’incendie.

« Aucun élément ne permet de déterminer l’origine de l’incendie »

« Nous attendons les résultats de l’enquête », répond un cadre de permanence chez Enedis Centre-Val de Loire. « C’est peut-être le disjoncteur du tableau de comptage qui a pris feu et non le compteur en lui-même ». « Les compteurs ont été testés en laboratoire et ils n’explosent pas, il n’y a pas d’effet de souffle », ajoute l’entreprise.

Un compteur électrique ne peut pas « prendre feu spontanément », abonde Enedis dans un communiqué diffusé dimanche après-midi. « A ce jour, aucun élément ne permet de déterminer l’origine de l’incendie. Comme pour tous les incendies domestiques, une expertise indépendante sera menée afin de déterminer les causes précises de cet événement. »

Enedis affirme avoir installé le compteur communiquant Linky à 11 millions de foyer et ambitionne d’avoir remplacé les 35 millions de compteurs électriques en France d’ici à 2021. Son déploiement fait l’objet d’une contestation par certains militants, qui affirment notamment qu’il a déjà provoqué d’autres incendies.


Nocivité des ondes au travail : une première judiciaire

Pour la première fois, une personne électro-hypersensible a réussi à faire reconnaître un malaise dû à sa sensibilité aux ondes comme accident du travail. Une victoire dont pourront se prévaloir tou·te·s les EHS lors des futurs procès, et notamment ceux qui concernent le compteur Linky.

Il est parfois des décisions de justice aussi discrètes qu’importantes. C’est sans doute le cas de celle rendue le 27 septembre par le tribunal des affaires de sécurité sociale (TASS) des Yvelines. Avec cette décision, en effet, la justice reconnaît qu’un accident du travail peut résulter d’une trop grande exposition aux ondes électromagnétiques. Une première en France.

Les faits se déroulent le 6 novembre 2013. Ce jour-là, Xavier (1), technicien de service client dans une « hotline », est pris d’un malaise à son poste de travail. Suite à cet épisode, il consulte deux médecins. Le premier certificat médical fait état de « tachycardie avec sensation de malaise ». Le second mentionne une « hypersensibilité aux champs électromagnétiques ». Pour Xavier, qui se savait déjà électrohypersensible, ce sont bien les ondes émises sur son lieu de travail qui sont responsables du malaise. Il remplit donc une déclaration d’accident du travail en février 2014 qu’il remet à la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) des Yvelines. Problème : aucun accident du travail n’a jusqu’alors été relié aux ondes électromagnétiques. En avril de la même année, la CPAM signifie son refus de prise en charge du malade, qui décide de ne pas en rester là.

L’employeur sourd aux demandes

Car bien que les choses aillent lentement, la reconnaissance de l’électro-hypersensibilité avance (2). En ce qui concerne Xavier, la médecine du travail avait en effet constaté sa sensibilité particulière aux ondes dès juillet 2011, soit deux ans avant son malaise. Le médecin avait alors déclaré le salarié « apte à un poste situé dans un environnement peu exposé aux ondes électromagnétiques » et avait recommandé un « changement de poste », non pas du fait que son poste habituel soit surexposé, mais parce que le salarié en question était apparemment plus sensible aux ondes que ses collègues.

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Pourtant, l’employeur n’a pas réagi. Pas de changement de poste, aucun aménagement particulier, et ce malgré deux courriers successifs rédigés par des inspecteurs du travail pour insister sur les recommandations. Il faut dire que Xavier bossait pour une entreprise de télécommunication, sans doute peu sensible aux problèmes d’électrohypersensibilité

Le 6 juin 2013, Xavier se trouve donc à son poste attitré lorsqu’il fait un malaise. Pourquoi à cet instant-là ? Peut-être la dose d’ondes a-t-elle été plus importante que d’habitude. Selon François Lafforgue, avocat du plaignant, s’est tenue ce jour-là une réunion avec de nombreux commerciaux de la boîte, avec leurs ordinateurs reliés via wi-fi et leurs téléphones portables. « Mon client ne participait pas à cette réunion, mais il était installé à côté, sur le même « open space ». »

« Un faisceau d’indices précis »

Une première expertise, réclamée par la justice, conclut, sans vraiment expliquer pourquoi, que le malaise de Xavier est « d’origine psychiatrique ». Insatisfait de ce premier rapport, qu’il juge « peu clair, pas assez motivé et elliptique », le tribunal en commande un second, qu’il souhaite plus complet. Celui-ci reconnaît que l’origine du malaise est « indéterminable de façon certaine » mais précise que « les signes présentés lors de ce malaise pourraient être compatibles avec un malaise par hypersensibilité aux ondes magnétiques. »

C’est notamment à la lecture de cette expertise que le tribunal a estimé qu’il existait « un faisceau d’indices précis et concordants » et qu’il y avait « lieu de reconnaître le caractère professionnel de l’accident du travail du 6 novembre ». La CPAM devra donc prendre entièrement en charge cet accident.

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Cette décision devrait faire jurisprudence. « On espère aussi que cela va encourager les employeurs à prendre des mesures de précaution et de prévention pour éviter que des personnes EHS soient exposées à des ondes électromagnétiques sur leur lieu de travail », expose Me Lafforgue. Plus généralement, cette décision devrait « ouvrir une brèche pour les EHS », qui pourront se prévaloir de ce jugement, estime Me Lafforgue. L’avocat défend par exemple des personnes opposées au compteur Linky. « Pour les personnes EHS au minimum, cette décision va plaider pour qu’on applique le principe de précaution. Or, à ce stade, nous ne disposons pas de données suffisantes sur les effets que peuvent avoir le CPL du dispositif Linky, ni sur le niveau d’ondes émises par les concentrateurs »(3).

Nicolas Bérard

1- Le prénom a été modifié.

2- En 2015, le tribunal du contentieux de l’incapacité de Toulouse a accordé, pour la première fois en France, une allocation adulte handicapé à une personne se déclarant électro-hypersensible. C’était une première reconnaissance en justice, primordiale, certes, mais qui validait finalement moins l’électrohypersensibilité que le handicap qui lui est lié. En somme : que le handicap lié aux ondes soit psychiatrique ou physique, il existe et doit donc être pris en charge.

3- Les concentrateurs récupèrent les données d’une « grappe » de Linky (correspondant à un immeuble, un quartier…) et les envoient aux « data centers » d’Enedis via le réseau de téléphonie mobile.

Tous les articles de ce site, consacré au compteur Linky et aux problématiques qui s’y rattachent (électrosensibilité, récolte et utilisation de données personnelles, smart city, énergie…), sont mis à la disposition de tou·te·s, gratuitement. Tout ce travail est réalisé et rendu possible par le journal L’âge de faire. Indépendant, monté en Scop, sans publicité, ce mensuel mène actuellement une campagne d’abonnement pour assurer sa survie.

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https://refuser-compteur-linky.fr/nocivite-des-ondes-au-travail-une-premiere-judiciaire/

Une octogénaire évince le poseur du compteur Linky : la police lui donne raison

mardi 9 octobre 2018 par rédaction

Lundi matin, une dame, âgée de 85 ans, s’est opposée manu militari à la personne venue poser sans son accord le fameux compteur Linky. La contestation tournant au vinaigre, le poseur a appelé la police. Trois agents du commissariat de Lourdes sont arrivés et se sont fait expliquer la situation. L’octogénaire qui n’a pas l’habitude de s’en laisser compter a exhibé le document remis lors de la réunion d’information du palais des congrès présidée par Christian Agius, où des conseils étaient donnés pour refuser la pose dudit compteur. C’est ainsi que raison lui a été donnée par les forces de l’ordre.

http://www.lourdes-infos.com/65100lourdes/spip.php?article17773

La vidéo qui dévoile la surveillance illégale par les compteurs communicants : Onzo, entreprise de Big data

 


 

 

La vidéo qui suit a été retirée du site d’Onzo¹, car ces méthodes ont tout de suite alerté l’opinion publique. Il ne vaut mieux pas trop exposer ces pratiques de surveillance illégale, en période de déploiement des compteurs communicants!

Tout ceci est réel. Il s’agit de surveillance à l’intérieur de VOTRE maison !D’informations tirées de votre consommation d’énergie et de l’utilisation de vos appareils. Ces informations sont traitées, disséquées, afin de connaitre vos habitudes, votre niveau de vie…. puis revendues à des entreprises commerciales.

Enedis ne vient pas poser les compteurs Linky pour réduire votre facture :
Enedis investit et capitalise sur votre vie privée!
(Si vous voulez télécharger cette vidéo pour votre site, suivez le lien au bas de cette page)
Sur le site d’Onzo¹, cette vidéo a disparu, mais l’entreprise continue de révéler, de manière moins agressive, que ces compteurs sont bel et bien des espions et un investissement sur les données de la vie privée des « clients ».

« Augmenter la valeur des compteurs communicants : Des milliards sont investis dans le monde entier pour déployer les compteurs intelligents, les services publics doivent trouver des moyens durables pour obtenir un retour sur cet investissement. »

Il faut vraiment considérer la course aux données comme une ruée vers l’or!

Savoir que ces données valent beaucoup plus que l’énergie que vendent les fournisseurs, et qu’ainsi, ils feront tout pour que vous leur en donniez l’accès, y compris, comme c’est le cas actuellement avec British Gas en Angleterre : fournir de l’électricité gratuite certains jours en échange de votre consentement à la pose du compteur et à l’accès à vos données ² (le temps bien sûr de poser tous leurs compteurs…ensuite, les prix s’envoleront comme l’a annoncé Scottish Power)

Que personne ne vienne encore nous parler de « transition énergétique »! Ils sont prêts à brader toutes nos ressources en énergie pour accéder à ces fameuses données!

Que la CNIL ne vienne plus promettre qu’elles seront respectées !
QUI protégera la vie privée des foyers auxquels on fera miroiter de l’énergie bon marché ou gratuite, et qui n’auront pas les moyens de protéger leur intimité ?

Extraits de politis (à lire ici) :
«Je pense que les données [obtenues par des compteurs intelligents] vont valoir beaucoup plus que les produits consommés pour générer les données.» —Miles Keogh,directeur des subventions et de la recherche à la National Association of Regulatory Utility Commissioners

« Il serait juste de supposer que beaucoup, beaucoup de consommateurs donneraient un accès sans entrave à leurs données via un compteur intelligent aux fournisseurs qui leur donneraient de l’énergie gratuite. «Lorsque vous devenez une entreprise dont l’atout le plus précieux n’est pas le kilowattheure mais les données, cela change fondamentalement le type d’entreprise que vous êtes». «Les données d’intervalle sont considérées comme des données personnellement identifiables, même si elles sont anonymisées», a déclaré un responsable d’un service public de la côte ouest qui a requis l’anonymat. « Nous ne pouvons tout simplement pas donner ce genre de chose. »

¹ : La société ONZO se présente comme un leader mondial du big data.Selon son site Web, cette société travaille avec plus de 100 services publics à l’échelle mondiale.

² British Gas offre l’électricité le week-end dans ces conditions : « Pour obtenir ce tarif, vous devez accepter de gérer votre compte en ligne et vous aurez besoin de compteurs intelligents British Gas. Nous pouvons les installer gratuitement pour vous ». (ce que British Gas ne dit pas, c’est que les prix seront calculés bientôt à 1/2 heure, et exploseront pendant les pics de consommation…)

video à télécharger ICI 

 

 

Source : https://mel-stoplinky.blogspot.com/2018/09/la-video-qui-devoile-la-surveillance.html?spref=fb

Linky, un ancien installateur raconte : « On nous demandait de mentir au client »

2 octobre 2018 / Maud de Carpentier (Reporterre)

Thierry est électricien. Il a posé des compteurs Linky pour un prestataire de service d’Enedis pendant un an. Entre formation sommaire, prime au rendement et contrôle strict des techniciens, il raconte à Reporterre les coulisses du déploiement du compteur communicant.

  • Marseille (Bouches-du-Rhône), correspondance

Dans un accent occitan prononcé, il parle fort, et vite. Pour «vider son sac», comme il dit. Thierry parle de souffrance au travail, d’un rythme effréné, et d’une pression extrême. À 53 ans, cet électricien posait des compteurs Linky pour le compte d’un prestataire de service d’Enedis (ex-ERDF) dans la région d’Aix-en-Provence. Il n’a pas tenu plus d’un an.

À l’origine, il y a ce petit boîtier vert et blanc. Le compteur Linky. Son déploiement sur tout le territoire a été voté dans la loi de transition énergétique adoptée en juillet 2015. L’objectif à atteindre : 35 millions de compteurs posés d’ici 2021. Alors, forcément, il faut aller vite. À raison de 30.000 compteurs posés par jour.

En 2015, Enedis a lancé un appel d’offres. «Pour assurer les objectifs et tenir les délais, il n’y avait pas vraiment le choix», confie un syndicaliste d’Enedis Force ouvrière. Une trentaine de sociétés privées ont répondu présent et ont fourni la main-d’œuvre nécessaire. Elles sont aujourd’hui 80, et emploient au total 5.000 personnes, indique Enedis à Reporterre. Thierry, lui, a été embauché en septembre 2016 par le prestataire Energy Dynamics, basé à Toulouse et qui opère sur une bonne partie du sud-est du pays. En même temps que lui ont été embauchés vingt autres «installateurs Linky». «Mais pas que des électriciens, hein! lâche Thierry, amer. Il y avait des maçons, des informaticiens, ou encore des étudiants qui n’avaient jamais travaillé.» Il a compté : sur les 21 nouvelles recrues, seuls 4 étaient électriciens de formation. Ce qui est inquiétant pour Thierry ne l’est pas pour Antoine Mazeau, le directeur exécutif d’Energy Dynamics : «Nous avons donné du travail à des gens qui étaient totalement sortis de l’emploi, et parfois depuis longtemps», dit-il à Reporterre.

Thierry : «Nous n’avons pas eu de formation pratique, seulement de la théorie, pendant un mois. Comment voulez-vous que les gens fassent bien leur boulot si on ne leur explique pas les différences entre les compteurs et toutes les installations électriques possibles?»

Mais pour l’ancien salarié, le problème de base vient de la formation reçue par les nouveaux recrutés. Il en rigole tellement le contenu le désespère. «Nous n’avons pas eu de formation pratique, seulement de la théorie, pendant un mois. Comment voulez-vous que les gens fassent bien leur boulot si on ne leur explique pas les différences entre les compteurs et toutes les installations électriques possibles?» Du côté d’Enedis et d’Energy Dynamics, on assure «qu’une formation spécifique et de qualité est donnée aux techniciens, pendant un peu moins d’un mois».

«La prime me faisait avancer. J’en arrivais à un point où je posais un compteur, quoi qu’il arrive, allant même jusqu’à 18 ou 19»

«En plus du salaire de 1.600 euros brut par mois, on est payés à la prime : 2 euros brut par compteur posé», une prime versée à condition que le quota journalier de compteurs à poser soit atteint. Un quota écrit, chaque jour, par le chef sur le tableau de leur local : «Aujourd’hui, 10 compteurs», parfois 12, parfois plus.

«Si on maintient la cadence d’une dizaine de compteurs par jour, on arrive en moyenne à 400, 500 euros bruts de prime par mois.» Une somme importante pour certains installateurs, qui s’emballent vite. C’est le cas de «M.», un autre poseur de compteurs Linky qui tient à garder l’anonymat. «La prime me faisait avancer, confie-t-il à Reporterre. J’en arrivais à un point où je posais un compteur, quoi qu’il arrive, allant même jusqu’à 18 ou 19. Que l’installation électrique soit mauvaise ou pas.» Évidemment, plus l’installateur est «efficace» aux yeux d’Energy Dynamics, plus il est récompensé et donné en modèle aux autres. Certains se voient même gratifiés du titre de «meilleur poseur national» et reçoivent des chèques cadeaux. À l’inverse, à la moindre baisse du nombre de compteurs posés, la pression revient vite. «Ils savent parfaitement où on est, explique Thierry, et combien de temps l’intervention est censée nous prendre.» En moyenne, Enedis compte 30 minutes pour une pose de compteur. «Si je mettais trop de temps, je recevais un coup de fil : “Tu es où? Tu fais quoi? Pourquoi le compteur n’est pas posé?”»

Sur cette question de quota, Antoine Mazeau, d’Energy Dynamics, préfère le terme d’«objectif»«Je ne vois pas où est le mal, nous dit le directeur exécutif de l’entreprise, dans beaucoup de métiers, il y a des primes à l’objectif. Si le technicien est efficace, tant mieux pour lui, s’il l’est moins, il gagnera seulement son salaire de base.»

Sauf que cette pression de l’objectif est bien réelle, elle est incarnée par un chef d’équipe. Thierry lui-même a été nommé «référent» au début de son embauche. «En réalité, j’étais chargé de contrôler le boulot de mes collègues. Je devais repasser derrière leur installation, voir s’ils avaient bien ou mal fait.» Thierry a tenu un mois à ce poste, avant de déchanter. «On m’a accusé d’être trop gentil avec les installateurs.» Un document diffusé en interne en février 2017 ne laisse pas de doute sur la technique de management : il demandait aux chefs d’équipe de mettre «une pression quotidienne afin d’obtenir des résultats». Signé par le directeur technique de l’entreprise, et envoyé à tous les «référents» de France, on leur précisait même : «Verbalement, vous pouvez rajouter les sanctions qu’ils peuvent encourir (pénalités, avertissement, licenciement).»

Interrogé par Reporterre, Antoine Mazeau dit n’avoir jamais eu connaissance de ce courriel, et conteste en bloc le terme de «pression».

Le document interne d’Endy diffusé en février 2017.

Comme on peut le lire dans ce document, Enedis semble étranger à cette technique de management. Sur ce sujet, le fournisseur d’énergie nous assure : «Enedis n’impose pas de cadence, c’est la liberté d’organisation des entreprises et leur stratégie managériale.» Idem pour les primes aux compteurs : «Ça relève du partenaire.» Pas de carotte pour avancer du côté d’Enedis donc, mais, parfois, le bâton.

Le géant de l’énergie parle lui de «contrôle de qualité». Au moyen des enquêtes de satisfaction des clients, et des suivis de réclamation (les clients peuvent le faire via le site internet d’Enedis ou par les réseaux sociaux), Enedis et ses partenaires suivent à la trace les techniciens. Un compteur mal posé vaut une réclamation. Un technicien en retard à un rendez-vous avec un client? une réclamation également. Au bout d’un certain nombre de réclamations, «l’indicateur de qualité» du prestataire passe dans le rouge. Et la sanction tombe : «Une pénalité financière.» Alors, comme Energy Dynamics et les autres partenaires veulent être bien notés, bien vus et surtout non pénalisés, ils vont sanctionner à leur tour… le technicien. Ainsi, à cause d’un trop grand nombre de réclamations et/ou de remarques de la part de son chef d’équipe, le technicien peut d’abord recevoir un avertissement, puis être mis à pied pendant une semaine avec suspension de salaire, voire ensuite être licencié pour faute.

 «Parfois les fils sortent de partout, ils sont abîmés, mais on doit toujours poser le Linky»

Pourtant «M.» et Thierry l’assurent d’une même voix : en France, le réseau électrique est usé à 80%, les erreurs de pose sont donc inévitables. «On ne peut pas faire à tous les coups du neuf avec du vieux.» Thierry raconte avoir enlevé des compteurs datant de 1957 dans la région d’Aix-en-Provence. «Parfois les fils sortent de partout, ils sont abîmés, mais on doit toujours poser le Linky.» Il envoie un jour une photo d’une installation douteuse. «Je voulais leur montrer que c’était dangereux, mais j’avais toujours la même réponse : tu poses.» [1].

C’est à partir de ce moment-là que le père de famille a commencé à dire non. Il refusait lorsque l’installation lui paraissait dangereuse. Il refusait aussi de s’opposer frontalement aux clients. Car là est la troisième et dernière pression de la machine Linky. Le compteur suscite en effet de nombreuses angoisses de la part des Français. Intrusif dans nos vies privées, pas forcément plus économiques… [2]. De plus en plus de consommateurs refusent l’installation du Linky chez eux. Des choix qui devraient être respectés, selon Thierry.

Opposition aux compteurs Linky à Najac (Aveyron), en mai 2018.

Or, souvent agressé, insulté, parfois menacé, l’électricien supportait difficilement son quotidien. «On nous demandait de mentir aux clients pour poser le compteur coûte que coûte s’insurge-t-il. L’un des arguments que l’on devait donner était que le compteur était bon pour l’écologie!» Le père de famille rit aux éclats tellement l’affirmation lui semble absurde. Alors, le bon petit soldat s’est transformé en rebelle. L’énorme croix occitane tatouée sur son bras et arborée fièrement sur son tee-shirt rouge en est un signe. Quand Thierry croit en quelque chose, il va jusqu’au bout. «Moi, je sonnais chez les gens, et je disais : vous voulez encore du Linky? Ils étaient surpris», se souvient-il en souriant. C’est lui qui a appris à des gens qu’ils ont le droit de dire non. «Vous n’êtes pas obligés d’accepter, vous êtes chez vous.» Et lorsqu’il faisait face à un compteur scellé, «je ne le cassais pas, je le prenais en photo et je rentrais au bureau».

Poussé à bout, malheureux dans son travail, Thierry a finalement demandé une rupture conventionnelle. «Je n’en pouvais plus», lâche-t-il. Energy Dynamics l’a laissé partir en octobre 2017, en ayant payé ce qu’elle lui devait. «Un soulagement» pour l’électricien, aujourd’hui au chômage. «Linky m’a bousillé, je n’arrive plus à faire confiance à personne, je ne peux travailler qu’en intérim. Les grosses boîtes, c’est fini.» Quant au déploiement des compteurs Linky, Thierry suit le sujet de près. Il a d’ailleurs refusé son installation chez lui. «Mais ils l’ont posé pendant mon absence, en profitant de ma mère, qui était malade.»

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[1Par ailleurs, il arrive que le compteur Linky fasse disjoncter l’installation alors que cela n’arrivait pas avant sa pose. Une des raisons possibles est celle-ci : chaque compteur est réglé sur une puissance déterminée par le contrat souscrit avec le fournisseur d’électricité (par exemple, 6 kilowatts). Alors que les «vieux» compteurs électriques laissent une marge de consommation au-delà de la limite prévue par l’abonnement, Linky l’interdit et fait disjoncter l’installation dès que la quantité d’électricité demandée franchit la limite. Donc, il peut arriver que, pour un même usage domestique entre avant et après la pose du Linky, le client doive souscrire un contrat d’une puissance supérieure.

[2Lire ou relire notre grande enquête sur le compteur Linky ici.


dans la série scandale sanitaire septembre 2018 :

notez que l’ ARTAC qui dénonce le scandale linky , dénonçait déjà en 2007 ce scandale du chlordécone , l ‘ inserm en 2018 vient de reconnaître le scandale sanitaire , un article du monde l ‘ évoque , sans citer les travaux pionnier de l ‘ ARTAC qui avait raison depuis 11 ans ! 

Chlordécone : le scandale sanitaire qui fait trembler les ministres

C’est une histoire qui se déroule en France mais à des milliers de kilomètres de la métropole.
En Martinique et en Guadeloupe, pendant plus de 20 ans, les agriculteurs ont massivement utilisé un produit toxique : le chlordécone.
Cet insecticide était fabriqué par une entreprise américaine et visait à éradiquer le « charançon noir » du bananier.
Cet insecte particulièrement friand de bananes, mange également les troncs des bananiers, ce qui finit par tuer les arbres.
La prolifération du charançon est une véritable catastrophe économique pour la Martinique et la Guadeloupe, qui vivent en bonne partie du commerce de la banane.
Le problème, c’est que le chlordécone, lui, présente de nombreux risques pour l’homme et l’environnement

…et on le sait depuis longtemps !

Des soupçons sur le chlordécone depuis les années 1960
En 1963, une étude de l’Université de l’Ohio a montré la toxicité de chlordéconechez la souris et chez la poule. Cette toxicité pouvant entraîner la mort dans le pire des cas.
Des mesures sont prises… puis remises en question :
En France, en 1968 et en 1969, l’utilisation du chlordécone est rejetée par la Commission des Toxiques qui dépend du ministère de l’Agriculture.
Mais, en 1972 c’est un bouleversement quand le ministre de l’agriculture de l’époque, Michel Cointat, autorise finalement l’utilisation du chlordécone en France.
Plus tard, en 1975, aux Etats-Unis, des ouvriers d’une usine de production de chlordécone sont victimes de sérieux troubles testiculaires et neurologiques[1]

Les autorités américaines prennent alors une décision radicale : interdire l’insecticide dans tout le pays à partir de 1976.

« L’exception française »
Malgré la décision des autorités américaines, leurs homologues français ne reviennent pas sur leur décision et maintiennent l’autorisation du chlordécone.
La substance a donc été massivement utilisée entre 1972 et 1993 !
Pourtant, depuis 1979, cette substance avait été classée « possiblement cancérigène ».
Alors qu’est ce qui explique cette utilisation ?
La « version officielle » indique que c’est la dévastation de la Guadeloupe et de la Martinique par des ouragans en 1979 et 1980 qui ont contraint les autorités françaises à maintenir l’utilisation du chlordécone.
Ces catastrophes ayant détruit les plantations de bananes, les agriculteurs ont dû replanter des arbres et les protéger de leur principal ennemi : le charançon noir.
Pourtant, même en métropole, il a fallu attendre 1990 pour que la France interdise le chlordécone.
Les Antilles, elles, ont même bénéficié d’une « prolongation » après cette date !
Et savez-vous pourquoi ??
Figurez-vous que le principal fournisseur de chlordécone était Yves Hayot entrepreneur et grand propriétaire foncier.
Or, en 1990, ses hangars regorgeaient de stock de Chlordécone.
M. Hayot était également le président du groupement de producteurs de bananes de Martinique.
Ayant de nombreuses relations, l’entrepreneur a réussi à influencer Jean-Pierre Soisson, le ministre de l’agriculture de l’époque, pour qu’il accorde une prolongation de l’utilisation du chlordécone aux Antilles.
Rendez-vous compte :
L’un des plus gros scandales agricole et sanitaire français de la fin du XXe siècle, repose sur la volonté d’un homme d’affaires de « vider ses stocks ». 
Avec la bénédiction des plus hautes autorités de la République !!
Qu’importent les risques sanitaires et environnementaux, ce qui comptait avant tout c’était de minimiser les pertes.

L’histoire a donc tout du scandale d’État !

Des sols contaminés pour 600 ans… et une explosion des cancers
Aujourd’hui, l’ampleur des dégâts en Martinique et Guadeloupe est énorme.
D’abord pour les sols : on estime qu’un quart de la surface agricole des îles a été directement contaminé par le chlordécone.
La diffusion de l’insecticide a été massive car le produit a été utilisé pendant plus de 20 ans.
Ce sont donc les terres, mais aussi les nappes phréatiques, les rivières et même l’océan qui sont actuellement contaminés !
La catastrophe est telle qu’il est interdit de pêcher certains poissons dans l’océan Atlantique à moins de 500 m des côtes !
L ’étude « ChlEauterre » : qui a été publiée en septembre 2017a permis d’identifier les territoires susceptibles de contenir le plus de « chlordécone ». [2]
Les spécialistes estiment que les sols sont pollués pour au moins 600 ans.
C’est un véritable désastre écologique !
Mais le pire, c’est que la santé des habitants est également touchée [3] :
  • Actuellement la Martinique est le lieu avec le plus haut taux de cancer de la prostate au monde : 227 cas pour 100 000 hommes ;
  • En Guadeloupe le taux de cancer de la prostate est également élevé avec 184 cas pour 100 000 hommes ;
  • Au total c’est 92 % des Martiniquais qui auraient du chlordécone dans le sang.
Plus généralement, les dangers avérés du chlordécone sont les suivants [4] :
  • Neurotoxicité : c’est ce qu’indique notamment l’étude « Timoun » ;
  • Des troubles de la reproduction et une augmentation du risque de la prématurité ;
  • Les troubles dans le développement cognitif et moteur des nourrissons ;
C’est pour l’ensemble de ces raisons qu’en 2006, la première « plainte contre X » a été déposée par Maître Harry Durimel pour mise en danger de la vie d’autrui.

Mais 12 ans après aucun coupable n’a été identifié…

Quelle a été la réponse des autorités françaises ?
C’est en 2007 que le cancérologue Dominique Belpomme relance le débat en comparant le scandale du chlordécone au scandale du sang contaminé. [5]
Le 30 juin 2008, un arrêté fixe la limite maximale de résidus (LMR) de chlordécone dans les aliments « d’origine animale et végétale ».

Aujourd’hui, les victimes demandent que le scandale du chlordécone soit enfin reconnu par le gouvernement, que les familles soient indemnisées et que des solutions soient trouvées pour décontaminer les sols.

Mais les gouvernements successifs optent pour la politique de l’autruche et une fuite en avant !

Pour preuve voici un extrait de l’interview de Nicolas Hulot (ex-Ministre de l’Agriculture et de l’Environnement) et d’ Annick Girardin (Ministre de l’outre-Mer) en juin 2018 [6] :

Journaliste : « Est-ce que vous pouvez reconnaître aujourd’hui, que la France a commis une erreur en autorisant pendant plus de 20 ans l’utilisation du chlordécone, ici aux Antilles ? Et pourquoi des centaines, les milliers de victimes de ce produit ne sont toujours pas indemnisés ? »

Annick Girardin, Ministre : « Oui, nous assumons cette responsabilité. Mais nous sommes aujourd’hui, vraiment, nous sommes engagés à tout mettre en œuvre pour chercher des solutions »

Nicolas Hulot : « C’est pas l’État non plus qui a dispersé le chlordécone ! Les responsabilités on les verra ! »
Journaliste : « ha ben c’est l’État qui a autorisé la dispersion… »
Avant qu’une assistante interrompe l’interview car les ministres « n’avaient plus le temps ».
C’est ce qu’on appelle botter en touche !
Le gouvernement semble adepte de l’adage « responsable mais pas coupable ».
Pour l’heure, les résultats d’une nouvelle étude sont attendus pour octobre 2018.
Je vous tiendrai au courant, mais c’est une preuve de plus que nous devons peser de toutes nos forces, ensemble, contre les dérives anti-écologiques et anti-santé de nos dirigeants !
Votre dévoué
Guillaume Chopin
Association Santé Naturelle

 


 

Bloquer son coffret électrique pour empêcher l’installation de Linky : illégal et dangereux    ( faux )

Bloquer son coffret électrique pour empêcher l'installation de Linky : illégal et dangereux

Les agents Enedis trouvent de plus en plus des coffrets scellés avec des messages au langage fleuri.

Les nouveaux compteurs Linky ont déclenché une telle vague d’opposition que les usagers redoublent d’ingéniosité pour en empêcher l’installation. Dernière technique en date : bloquer l’accès aux coffrets électriques. Une méthode aussi dangereuse qu’illégale.

Depuis le début de leur déploiement en 2015, les compteurs Linky sont la cible d’une campagne de dénigrement. Dernier fait en date, certains usagers, fermement opposés à l’installation de ce nouveau compteur électronique, ont enchaîné et cadenassé leur coffret électrique, empêchant quiconque d’y accéder.

« Si un incendie se déclenche et que nous ne pouvons pas accéder au coupe-circuit, les pompiers ne peuvent pas intervenir »

LE COUPE CIRCUIT EST AU DISJONCTEUR AUSSI , donc dans la maison . les fusibles entre le compteur et le disjoncteur ne sont pas nécessaire .

PIERRE-FRANÇOIS MANGEON (Directeur général Enedis Puy-de-Dôme )

Pour Pierre-François Mangeon, directeur général d’Enedis dans le Puy-de-Dôme, si la pratique est encore marginale, elle n’en est pas moins inquiétante : « Beaucoup de gens s’opposent à Linky, c’est leur droit. Mais là, on touche à leur propre sécurité. Si par malheur un incendie se déclare et que nous ne pouvons pas accéder au coupe-circuit à l’intérieur du coffret, les pompiers ne peuvent pas intervenir et c’est tout le quartier qui risque de sauter », indique-t-il.

( noter cette phrase  » c ‘est leur droit  » et beaucoup de gens … »  

Un acte illégal ( c ‘est illégale de forcer les citoyens ! ) ces protections sont faciles à enlever et il est rare que des compteurs classiques  brûlent   directement et soient la cause !! 

Au-delà des risques en cas d’incendie, bloquer l’accès à un compteur électrique est interdit par la loi.

Bloquer l’accès au coffret électrique est interdit par le code de l’énergie. Pour la simple raison qu’il n’appartient pas à l’usager, mais aux collectivités locales. Donner libre accès au compteur aux agents Enedis est même une obligation légale, comme le précisent les articles R341-1 à 4 du code de l’énergie.

Pour l’heure, Enedis semble privilégier une approche pédagogique, et ne brise pas les scellés sans en avoir averti préalablement l’usager. « Nous envoyons trois lettres à la personne concernée, où nous expliquons point par point les risques encourus. Si au bout du compte rien ne bouge, nous sommes contraints d’en référer au tribunal de grande instance ».

« Nous savions qu’il y avait des inquiétudes, mais nous avons sous-estimé l’ampleur de la défiance »

PIERRE-FRANÇOIS MANGEON

D’ici à 2021, 35 millions de foyers doivent être équipés du compteur Linky. Dans le Puy-de-Dôme, 400.000 foyers sont concernés par ce déploiement. Pour l’heure, 130.000 ont déjà été installés, et la tâche s’avère plus compliquée que prévu.

Quelques précisions supplémentaires

Les compteurs électroniques suscitent une inquiétude légitime. Inquiétude qui nourrit parfois quelques idées reçues.

A-t-on le droit de refuser la pose de Linky ? oui ,  il n y a aucune obligation légale pour le client d ‘ accepter le linky ! edf nous envoie le cgv ( condition générale de vente) NE PAS SIGNER !  c ‘ est du chantage commercial illégal .

Non. Le compteur Linky est la propriété des collectivités locales, qui concèdent la gestion à Enedis. Ce dernier est donc tenu d’entretenir et de remplacer les équipements du réseau. Et cela implique l’obligation légale d’accepter de tels changements, comme le dispose l’article L322-8 du code de l’énergie. Il n’est donc pas possible de refuser l’installation des compteurs Linky. (ndlr, si le compteur est à l’intérieur de votre propriété, vous êtes en droit de refuser l’accès aux agents Enedis). Il y a discrimination entre ceux qui ont le compteur chez eux et à l ‘ extérieur !

 

Enedis peut-elle couper l’électricité à distance grâce à Linky ?

Oui et non. Certes, les compteurs électroniques permettent d’opérer des coupures sans déplacement d’un agent. Mais Linky ne modifie pas les procédures légales pour les personnes rencontrant des difficultés pour payer leurs factures d’électricité. Le décret n° 2008-780 du 13 août 2008 impose au fournisseur l’envoi d’un premier courrier au moins 15 jours après reception de la facture par le client. Le fournisseur doit ensuite envoyer un second courrier prevenant le client d’une coupure, ou plus généralement d’une réduction de la puissance, au moins 20 jours avant d’y procéder.

Le compteur Linky possède-t-il une caméra espion ?

Non. Cette information est en fait issue du site parodique scienceinfo.fr, mais elle a été prise au sérieux par bon nombre de clients Enedis. Rassurez-vous, ce petit point sur les compteurs Linky n’est qu’une diode inoffensive.

Combien coûte la pose du compteur Linky ? faux  entre 130 euros et 240 euros à partir de 2021 ! information de la cour des comptes ! 

Rien. Enedis affirme fermement que, lors du remplacement, « ni le compteur, ni l’intervention ne seront facturés au client ». Ainsi, bien que le déploiement soit évalué à environ 5 milliards d’euros, les coûts seraient compensés par les économies d’énergies réalisées.

Enedis s’apprête à lancer un « débat participatif » afin de répondre aux interrogations des clients. Trois réunions sont prévues au niveau national entre les mois d’octobre et novembre, avec Michel Chevalet comme président.

Sid Benahmed

 

 

 

 

Arras: Sa facture multipliée par quatre, elle accuse Linky

Publié le 13/09/2018

L’Avenir de l’Artois

L’octogénaire refuse de payer sa nouvelle facture. Le courant lui a été coupé début août. La situation semble inextricable, chacun campant sur ses positions

Pour Enedis, l’ancien compteur de Gilberte Morel dysfonctionnait. L’octogénaire refuse de payer les factures de son fournisseur d’électricité.

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À 84 ans, Gilberte Morel a une mémoire infaillible et une fâcheuse tendance à tout garder. Comme ses factures par exemple. Elle se souvient très bien du 22 février 2017, le jour où on lui a installé son compteur Linky : « Ça a pris une demi-heure. Ils ont démonté l’ancien compteur et monté le nouveau. » Rien d’extraordinaire jusqu’aux premières factures.

La douloureuse porte bien son nom pour cette retraitée : 58,33 euros en mai 2017, puis 409,94 euros en octobre. 468,27 euros pour l’année. Gilberte a ressorti dix ans de factures d’électricité : de 2007 à 2016, sa facture annuelle oscillait entre 70,10 euros et 117,97 euros. La facture a quadruplé !

17 JUIN 2018

Mille bras contre linky, une chaine humaine fait le tour de Pernes !

dimanche 17 juin 2018 à 16:50 Par Jean-Pierre Burlet, France Bleu Vaucluse

Ce dimanche matin près de 500 personnes se sont données la main pour créer une chaîne humaine contre l’installation des compteurs Linky par ENEDIS. Cette chaîne humaine a fait le tour du cœur de ville de Pernes les fontaines.

La chaîne humaine était forte de 500 personens
La chaîne humaine était forte de 500 personnes © Radio France – Jean-Pierre Burlet

Des militants anti-Linky venus du Vaucluse et des Alpes de haute Provence s’étaient donné le mot : être assez nombreux pour faire parler de leur combat.

Les nuisances attribuées à ce compteur intelligent ne sont pas leur seul grief. Les méthodes utilisées pour installer Linky même à ceux qui n’en veulent pas révoltent ces militants.

Être libre de choisir

Leurs représentants sont invités à venir débattre à l’assemblée nationale le 21 juin (de14h00 à 17h00) . La commission de régulation de l’énergie énergie présidée par le député vauclusien (LR) Julien Aubert écoutera les différents points de vue, parfois très contradictoires sur ce sujet.

Sophie Husson du collectif Stop Linky de Pernes-les-fontaines fera partie de la délégation :

Nicole Husson du collectif anti-linky de Pernes-les-fontaines.

Quelques 500 personnes se sont données la main pour constituer une chaîne humaine qui a défaut d’encercler le cœur de ville de Pernes-les-fontaines en a fait le tour telle une farandole provençale.

La chaîne humaine telle une farandole

Contre linky ils étaient tous là - Radio France

14 juin sur  france 2 :

Linky: après le reportage d’Envoyé spécial,
Enedis et l’Etat doivent sortir du déni…
– Près de 700 communes et des centaines de milliers d’habitants refusent les compteurs communicants, chiffres en augmentation continue

– Enedis et ses sous-traitants doivent cesser d’intimider les habitants et d’installer les Linky par la force ou la ruse

– Comme la Belgique ou l’Allemagne, la France doit renoncer à la généralisation des compteurs communicants

Le reportage d’Envoyé spécial diffusé hier jeudi 14 juin sur France2 est venu confirmer ce que nous dénonçons depuis deux ans et demi : le distributeur Enedis (filiale d’EDF) et ses sous-traitants utilisent des méthodes inqualifiables pour imposer les compteurs Linky, par les mensonges, l’intimidation voire la force, à d’innombrables habitants qui n’en veulent pas.

Tous les jours, les sociétés privées mandatées par Enedis prétendent que « si vous refusez le compteur Linky, nous allons vous couper l’électricité« , ou « nous allons appeler la police« , ou « vous devrez payer le compteur » ou encore « vous allez payer des pénalités« , etc. Tout ceci est inventé – il n’existe légalement aucune mesure de rétorsion – mais c’est hélas souvent efficace auprès des gens mal informés ou vulnérables, en particulier les personnes âgées.
Mais il y a pire : lorsque ces allégations ne suffisent pas, il arrive que les installateurs insultent et bousculent les habitants. Les incidents de plus en plus inquiétants se multiplient et, au lieu de mettre le holà, la direction d’Enedis… accuse les habitants. Or, faut-il le rappeler, ce sont bien les installateurs de Linky qui débarquent dans les communes, les quartiers, les immeubles, et qui sont donc les fauteurs de troubles.

Le déni d’Enedis et de l’Etat ne concerne pas seulement les méthodes des installateurs mais aussi les différentes raisons pour lesquelles les habitants refusent les compteurs communicants. Il est à ce sujet totalement inadmissible que les citoyens soient traités de « complotistes » ou d’arriérés terrorisés par le « Progrès ».
En effet, il ne suffit pas qu’un objet soit nouveau pour qu’il soit bénéfique… même s’il est peint en vert fluo. Et, justement, le Linky pose et cause de nombreux problèmes, dont certains sont très graves, à tel point qu’il s’agit bien là d’une terrible régression par rapport aux compteurs ordinaires

Qui plus est, peu à peu, instances officielles et organismes reconnus viennent confirmer les critiques des citoyens. Ainsi, dans son récent rapport, la Cour des comptes a montré que le programme Linky bénéficiait financièrement à Enedis et absolument pas aux usagers. Ainsi la Commission nationale informatique et libertés (CNIL) a été obligée d’intervenir après que Direct énergie ait commencé à s’accaparer illégalement des données privées collectées dans le cadre du programme Linky.
Ainsi Promotelec (dont fait partie Enedis) a avoué que « lorsque le technicien place Linky chez un particulier et règle le disjoncteur de branchement, il n’est pas chargé de vérifier si l’installation électrique du foyer est en mesure de supporter le niveau de puissance défini » et que « des accidents (feu) peuvent se produire le jour où le particulier fait la demande auprès d’Enedis afin d’augmenter la puissance de son compteur« .

Il n’est donc pas étonnant que la presse régionale et locale se fasse continuellement l’écho d’incendies qui se déclenchent après la pose du Linky, parfois le jour même, mais aussi d’innombrables appareils électroménagers détruits, sans oublier les installations qui disjonctent à d’innombrables reprises, les factures qui s’envolent, etc.
A tout cela s’ajoute bien sûr la question des données personnelles et la controverse sanitaire sur les ondes électromagnétiques. L’affaire Directe énergie, déjà évoquée, mais aussi l’affaire Facebook ne doivent laisser aucun doute : malgré les belles promesses et assurances avancées, il est évident que les données captées par les Linky seront tôt ou tard détournées, volées, revendues, etc.

Quant à la question des ondes, c’est une controverse scientifique au même titre que celles anciennes ou récentes sur le tabac, la radioactivité ou les pesticides : les uns disent blanc, les autres noir, l’Organisation mondiale de la santé s’interroge. Mais l’expérience et le bon sens apportent la bonne réponse, qu’il s’agisse des données personnelles ou des ondes : la SEULE façon d’être protégé est… de garder les compteurs ordinairesIl est d’ailleurs notable que ces derniers sont parfaitement efficaces et légaux, ayant été installés… par EDF et Enedis (auparavant ErDF).
Alors que la fronde anti-Linky se développe de façon exponentielle, que les déconvenues et accidents se multiplient, les autorités françaises se doivent de réagir immédiatement et, par exemple, de suivre le récent exemple de la Belgique (et plus ancien de l’Allemagne) : renoncer à la généralisation des compteurs communicants.

Ce n’est pas seulement une question de finances, de sécurité, de respect de la vie privée : c’est finalement une véritable question de démocratie. Le gouvernement et le Président de la République sont au pied du mur : désormais, ils ne pourront plus dire qu’ils ne savaient pas, ils seront donc clairement responsables et coupables des futurs drames causés par le Linky. Ils doivent donc agir… vite.

 

Stéphane Lhomme
Conseiller municipal de Saint-Macaire (33)
Animateur du site web http://refus.linky.gazpar.free.fr


ON VOUS DIT QUE LE COMPTEUR NE DÉGAGE PAS PLUS D’ ONDES EN VOLT PAR MÈTRE QU UNE TABLE A INDUCTION ?.

On vous prend pour des idiots , le problème n ‘ est déjà pas le compteur en lui même ,  qui n ‘ est pas un simple compteur non plus ! , mais l’ ensemble du système , ( concentrateur , compteurs et  tous vos câbles ou passent les trames cpl 24h sur 24 et rayonnent  des radiofréquences pulsées spécifiques en kilo hertz , 36 fréquences entre 34 kilo hertz et 92 kilo hertz injectées simultanément . CE N’ est donc pas le compteur en lui même la préoccupation majeur par rapport  aux ondes , mais bien vos câbles , chez vous . le rapport de CONTRÔLE SCIENTIFIQUE TECHNIQUE DU BÂTIMENT CONFIRME (CSTB ): DONT cite l ‘ ANSES dans sa saisine de juin 2017 , confirme ses faits !

OMISSION GRAVE DE LA JOURNALISTE DE FRANCE 2 !  qui aurait pu indiquer qu ENEDIS mentait en amont en affirmant qu il n’ y avait pas d’ ondes au départ et qu’ il faisait croire qu’ elles s’ arrêtaient au compteur !

De plus le rayonnement est non seulement 24h/24h donc pas de comparaison en durée , en spécificitée , et en exposition par rapport à une table à induction .  Meme une comparaison avec une pièce entourée de table à induction 24h/24h ne serait pas pareille   , puisqu’ il y a un parasitage du 50 hertz par ces fréquences et aucune étude spécifique physiologiquement parlant de faite à ce jour , LE REPORTAGE PAR LA JOURNALISTE QUI à ciblé ses intervenants , affirme  » les autorités sanitaires confirment qu ils n y a aucun risque  »  CECI EST PUREMENT DÉFORMÉ ET FAUX .

le rapport de nov 2016 dit en ses terme  » très peu de probabilité de risques , mais sur la base d aucune recherche , clinique , et aucun test de provocation, aucune étude spécifique. puis le 14 décembre 2017  à l ‘ assemblée nationale  » il n est pas impossible que quelques choses nous a échappes , qu’ il y a des témoignages dans chaque ville de FRANCE  ou il y a le linky  »  rapporteur de l ANSES . ( voir menu témoignages linky france TLF )

Puis en mars 2018 nouveaux rapport , l’ électrosensibilité n’ est plus  psychologique POUR les autorités et impossibilités  que l ‘ effet nocebo soit à l ‘ origine des maux .

LE SUJET SUR LES VICTIMES a été totalement CENSURE par ENVOYé spéciale !

le REPORTAGE PARLE DE 600 MAIRES QUI REFUSENT ……….aucune interview de ces maires ….ni de DUPONT AIGNAN  , ni du professeur Belpomme , ni d ‘ un médecin compétent ou de notre groupe , ni d’ un de nos conférenciers  , encore moins d une victime !

ELLE N ‘ existe pas , messieurs , mesdames  les victimes  vous n ‘ existez pas ! comme les victimes du médiator , de l ‘ amiante , du tabac , en leurs temps ……….

 

3 éléments d’actualités en notre faveur :  
* Une résidence de copropriétaires de Saint-Denis, soutenue par son syndic FONCIA, a porté plainte contre ENEDIS pour violation de domicile avec effraction et destruction de bien privé. 
 
 
Le Journal Le Monde ouvre une enquête sur les problèmes du Linky
 
 
* Enquête du magazine ENVOYE SPECIAL le jeudi 14 juin, à 20h55 sur FR2 à propos des  « révoltés du compteur linky ».
 
Un reportage  réalisé par l’équipe d’Elise Lucet qui a pris contact avec notre collectif et qui a couvert la Chaîne Humaine du 05 05 2018. 
 
 
Nous avons actuellement une opportunité médiatique sans précédent pour nous faire entendre et il
est primordial que nous soyons nombreux à assigner ENEDIS en justice pour tenter d’entraver la
mascarade du LINKY et son monde !

Des sociétés de téléphonie mobile avertissent leurs actionnaires des risques de cancer mais les cachent à leurs clients. 

Les principales firmes de la Téléphonie Mobile accusées d’être sélectives dans leur approche de la vérité

 
MIRROR, 02 Juin 2018, par Grace MACASKILL

Sept ans après le classement des radiofréquences dans le Groupe 2B, probablement cancérogène, l’industrie des Télécoms alerte ses actionnaires des risques de cancer possibles liés à leurs appareils.


Les plus importantes firmes de téléphonie mobile, dont BLACKBERRY, EE, NOKIA et VODAFONE ont averti leurs investisseurs qu’ils pourraient devoir faire face à des poursuites judiciaires de la part d’usagers de téléphones portables s’il s’avérait que des études démontrent des liens entre l’utilisation de leurs produits et le cancer.

British Télécom, qui possède le groupe EE, a informé sans détour ses investisseurs dans son rapport annuel de 2017 :

« Nous ne pouvons fournir l’assurance absolue que la recherche dans le futur n’établisse pas de liens entre les émissions de radiofréquences et les risques sanitaires ».

 
Et NOKIA affirme : « Certains résultats de recherche ont indiqué que les ondes électromagnétiques émises par les téléphones portables et les stations de base peuvent avoir des effets néfastes sur la santé, comme l’augmentation du risque de cancer ».
 
NOKIA affirme aussi qu’en dépit du respect de la réglementation « les inquiétudes sur les effets néfastes sur la santé… pourraient rendre difficile l’acquisition et la fidélisation des clients ».
 
Jusqu’à maintenant, ils ont négligé d’avertir les usagers de tous les risques potentiels aussi bien dans leurs publicités que sur leurs packagings.
 
Neil WHITFIELD, premier Britanique à poursuivre un fabricant de téléphones portables, a déclaré : « Si les firmes mettent en garde les investisseurs qu’il existe un risque potentiel, qu’elles avertissent les personnes qui utilisent leurs téléphones et leurs réseaux ! ».
 
 
 
RAPPORT AVEC LINKY ?  la synergie des ondes et l’ ERL DU LINKY , module qui s ajoute et qui fonctionne par wifi 24/24 !

MAI 2018  :   l ‘ EURO DEPUTE CONSEILLE à tous de refuser le compteur !  » j ‘ ai  le droit et le devoir d’ avertir sur ce point . »

Physicien, eurodéputé, Paul Lannoye est une figure marquante de l’Ecologie politique en Wallonie comme en Europe. Il est considéré comme l’un des pères fondateurs du mouvement écologique en Wallonie.
Le 11 janvier dernier, le Ministre Crucke, en charge de l’énergie, a annoncé le dépôt d’un projet de décret qui va encadrer le déploiement des compteurs « intelligents » en Wallonie. Présenté comme un outil essentiel à la transition énergétique, le compteur « intelligent » devrait être accueilli avec enthousiasme par tous. Pourtant, j’ai la ferme intention de le refuser, au risque de contrarier le Ministre, son administration, les experts qui le conseillent et le gestionnaire du réseau (ORES, en l’occurrence).

Je serai sans doute classé comme ringard, voire comme technophobe ou tout simplement emmerdeur, mais je m’en moque. Je n’aime pas qu’on impose, au nom du progrès, une « solution » qui ne me plaît pas et dont j’ai toutes les raisons de me méfier. A fortiori, si on ajoute que les bons vieux compteurs « stupides » vont cesser d’être fabriqués, ce qui ne nous laisserait donc pas le choix. En outre, j’ai toutes les raisons de mettre en doute le tableau idyllique qui nous est présenté, décrivant les nombreux avantages de cet outil anodin et si commode chargé de mesurer notre consommation d’électricité.

Grâce au nouveau compteur, nous allons, paraît-il, pouvoir consommer moins d’électricité. La possibilité nous sera offerte en effet de suivre en continu notre consommation sur l’écran de notre ordinateur ou de notre smartphone. Ainsi, nous pourrons nous organiser pour que nos appareils domestiques consomment au meilleur moment. En fait, quand notre frigo, notre machine à laver et notre aspirateur seront devenus eux aussi « intelligents », c’est-à-dire connectés, le gestionnaire du réseau pourra lui-même piloter notre comportement. Autre atout du compteur intelligent : c’est lui-même qui enverra au gestionnaire du réseau nos données de consommation par ondes électromagnétiques. Fini de devoir accueillir l’employé chargé de relever les données affichées par le compteur stupide qui est encore le nôtre aujourd’hui. Fini aussi cette insupportable corvée qui consiste à relever nous-mêmes, une fois par an, ces données au cas où le rendez-vous avec ledit employé aurait été manqué.

Impacts du « confort »

Bref, c’est le confort qui nous est offert ! Offert, pas vraiment. Ce confort a un coût, que ni le Ministre, ni les experts, ni le gestionnaire du réseau n’évoquent. Ce coût, bien entendu, c’est nous, usagers, qui devront le supporter. Un coût économique d’abord. Je signale au passage qu’il a été jugé par le gouvernement allemand trop élevé pour justifier le recours généralisé aux compteurs « intelligents ».

Le remplacement de nos compteurs stupides par des « intelligents » entraîne des surcoûts cachés :

– la durée de vie des nouveaux compteurs est estimée à 15 ans contre 40 ans pour les anciens ;

– le risque de pannes et de dysfonctionnements est clairement plus élevé pour un système électronique que pour un système électro-mécanique ;

– la surconsommation d’électricité due au fonctionnement du compteur lui-même et du système de communication qui lui est lié n’est pas du tout négligeable.

Le coût en termes de sécurité et de protection de la vie privée est, quant à lui, insupportable. Les installations électriques sont déjà parasitées par les charges non linéaires dues à certains équipements nouveaux… La transmission de données va s’ajouter à cette pollution de l’alimentation électrique et engendrer un vieillissement prématuré de certains appareils et la possibilité d’apparition de points chauds avec risque d’incendies à la clé (plusieurs incendies ont eu lieu en France à la suite de l’installation d’un compteur intelligent).

Beaucoup plus préoccupant est le potentiel intrusif du compteur intelligent. C’est l’outil idéal pour s’immiscer dans la vie privée puisqu’il permet de suivre en permanence nos allées et venues et même de connaître notre mode de vie intime. Qu’est-ce qui empêchera à terme le gestionnaire du réseau de vendre les données personnelles à ceux qui souhaitent en disposer pour compléter le traçage de nos concitoyens ? Sans oublier, le risque évident de piratage. On sait que les compteurs ne sont protégés que par des codes assez rudimentaires qu’il est facile de casser pour prendre leur contrôle.

Et le coût pour notre santé Les ondes radioélectriques, surtout lorsqu’elles sont pulsées, sont problématiques pour la santé des personnes exposées à des niveaux désignés par la loi comme inoffensifs mais classés comme probablement cancérigènes par l’OMS et mutagènes, neurotoxiques et toxiques pour la reproduction par tous les scientifiques spécialistes en bio-électromagnétisme.

On objectera que le type de compteur envisagé en Wallonie utilise pour la transmission des données le circuit électrique (technique de courants porteurs en ligne – CPL2) en superposant au courant en 50Hz un signal de haute fréquence (dans la gamme allant de 50 à 150kHz). Cette technique contribue donc à polluer le réseau intérieur de l’habitation en transformant tous les câbles en antennes émettrices. Aucune étude ne permet d’affirmer à ce jour que cela n’a pas d’effet sur la santé. De nombreuses personnes électro-hypersensibles soumises à ce type d’environnement font état de la dégradation de leur santé.

Le compteur « intelligent » l’est-il vraiment ?

Selon le Ministre Crucke, les experts de la CWAPE et les directives européennes, les compteurs « intelligents » vont encourager l’efficacité énergétique. À ce jour, aucune étude sérieuse n’a pu démontrer la véracité de cette affirmation. Si on accompagne la pose généralisée de compteurs intelligents d’une conscientisation et d’une formation des citoyens, il faudrait s’attendre à une légère réduction de consommation (de 5 à 15%) selon certains analystes. Mais quelle est la contribution réelle du compteur à ce résultat ? La motivation du citoyen n’est-elle pas l’élément déterminant ? Le résultat ne serait-il pas meilleur si on adoptait une tarification progressive, intelligente de l’électricité ?

Je ne vois, à ce stade, que deux grands gagnants dans l’opération « compteurs intelligents ». Les fabricants de compteurs d’abord. Ils bénéficient d’un marché captif d’envergure européenne : l’installation de 200 millions de compteurs en Europe dans les 15 ans représente en effet 40 milliards d’euros. Les gestionnaires du réseau ensuite. La suppression d’emplois pour le relevé des compteurs leur permet de réduire les coûts puisque la pose des nouveaux compteurs sera à charge des usagers.

En outre, les gestionnaires de réseau seront en mesure de commander à distance des fonctions aussi intéressantes pour eux que l’ouverture, la fermeture ou la réduction de puissance des compteurs. Ainsi, le citoyen-consommateur d’électricité sera-t-il à la merci du distributeur. Sale temps pour les personnes en situation précaire et les distraits. Ce n’est pas un hasard si la première étape du déploiement des compteurs « intelligents » vise la clientèle des dépositaires d’un compteur à budget.

Je ne vois, à ce stade, que deux grands gagnants dans l’opération « compteurs intelligents »:

Les fabricants de compteurs et les gestionnaires du réseau

Je ne suis ni électro-hypersensible, ni en situation précaire, ni opposé au progrès, si par progrès on entend amélioration des conditions de vie de tous dans le respect du monde vivant. Mais je suis très soucieux de l’avenir et de la santé de nos enfants et petits-enfants.Le compteur communicant – arrêtons de le dire intelligent – est un outil de contrôle des personnes, dangereux, intrusif et nocif. Son utilité est plus que contestable. J’ai la responsabilité et le droit de le refuser et de conseiller à tous de faire de même.

Paul Lannoye, Président du Grappe

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